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La Tour-en-Jarez, écrin bucolique résidentiel

Loire le 02 octobre 2014 - Florence Barnola - Agglomération stéphanoise - article lu 938 fois

La Tour-en-Jarez, écrin bucolique résidentiel
(D.R.)

« Un escalier sur le revers d’une colline.

Où mène-t-il ? Tout droit à ce clocher pointu. Escalier idyllique et fantasque, veux-tu me hisser vers la crête où la Tour se dessine ? », avait écrit au sujet de la Tour-en-Jarez le poète stéphanois Jules Troccon. Le maire Roland Goujon cite volontiers ces vers pour définir son village. Les fameux escaliers qui serpentent toute la colline jusqu’au Calvaire, ont par ailleurs connu une remise en forme ces derniers mois. Dans le cadre des ECL (équipements communautaires locaux) avec l’agglomération.
La municipalité planche désormais sur le Plu (Plan local d’urbanisme) et surtout l ‘école, rénovée en 2013 «  On va agrandir la salle Victor-Pialat, repenser la cantine, faire une vraie aire de jeux, détaille le maire. Après avoir acquis un terrain juste en dessous de la mairie et de l’école, nous allons définir un programme. Un chantier important. » Pour l’heure les travaux touchent la voierie. « Tous les deux ans, il y a des chantiers importants. On a fait un programme d’assainissement avec Métropole, un nouveau chantier va démarrer le 19 octobre. En 2015, toutes les voiries mènant aux hameaux ». Le village se compose en effet de différents quartiers. « Il y a surtout un distinguo entre centre bourg et l’autre côté de la vallée ». Comme le chemin de l’Octroye, ancien quartier résidentiel au siècle dernier, limitrophe de Montreynaud.
Le bourg a lui aussi beaucoup changé en 20 ans : « un renouvellement complet a été fait.  Ce ne sont pratiquement que des jeunes ménages qui ont racheté et rénovent les maisons. » La population a augmenté « parce que des zones constructibles ont vu le jour, comme les Jardins de la Tour avec (52 logements) ou le programme Bâtir et Loger de 17 logements. Et puis, un phénomène qui a commencé ces dernières années, ce sont les grandes parcelles qui se sont morcelées : les gens revendent par lot. »
Les terres restent pour autant majoritairement agricoles. Seulement 8,5 % du territoire est urbanisé. « Il reste trois exploitations dont un gaec qui est dans la production de lait, les autres font de la viande. » Toute la vallée de l’Onzon est non-urbanisée « exploitée par des paysans qui possèdent là des pâturages mais qui habitent La Talaudière ou l’Etrat ». Importante aussi, la surface boisée. Huit sentiers praticables partent du bourg. « On est en train de réfléchir à la remise en état de la signalétique car elle est ancienne. »
Pour autant le tissu économique est vivace, dans une des deux petites zones d’activités où siège notamment Chocolat des Princes ou encore l’entreprise Nacelle 42. Mais un seul commerce est en activité dans ce village de 1 430 âmes, un restaurant ouvert il y a peu, en bas de la Tour. «  C’est un commerce multiservice, les dames qui le tiennent font en même temps salon de thé, vendent aussi du vin… ». Par ailleurs les années 2000 ont vu l’ouverture d’un musée, « un petit atelier d’armurier » qui témoigne de la présence importante de ce type d’artisan à une époque. Cet atelier se visite sur demande mais reste ouvert le week-end de la Fête de la châtaigne. La 17e édition de cette fête se déroulera le 18 et 19 octobre, est une vraie institution qui rayonne bien au-delà de la commune. Plus de 10 000 visiteurs sont attendus et 1 500 kg de châtaignes sont prêtes à rôtir !

Florence Barnola


Population : 1430 habitants
Superficie : 505  ha
Altitude : De 490 m à plus de 690 m
Intercommunalité : Saint-Etienne Métropole
Gentilé : Tourangeois (e)
Festivités : Fête de la châtaigne en octobre
Scolarité : une école élémentaire



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