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La station de potabilisation de Pierre-à-Chaux en rénovation

Loire le 26 avril 2016 - Louis Thubert - Forez

La station de potabilisation de Pierre-à-Chaux en rénovation
DR - Vue de la future station. Les travaux devraient être achevés à l'automne 2017

La principale station de traitement de l'eau de Montbrison va être en chantier. La Ville et le Sypem travaillent sur ce dossier pour en augmenter les capacités en garantissant des économies d'énergie.

« C'est la station historique et principale de la ville de Montbrison, c'est normal que nous travaillions ensemble ! », sourit Robert Chapot, président du Syndicat de production d'eau du Montbrisonnais (Sypem), à l'adresse de Gérard Vernay. Ce dernier, adjoint au maire de Montbrison en charge de l'eau, participe à ce titre à la présentation des futurs travaux à la station de Pierre-à-Chaux, dans le quartier de Beauregard. Le syndicat mixte et la Ville marchent alors main dans la main pour ce qui est le plus gros chantier du Sypem pour l'année 2016.

Le projet va mobiliser près de 2,9 M€ hors taxes, l'Agence de l'eau Loire Bretagne participant à hauteur de 343 000 € et le département de 396 000 €. Au programme : la mise aux normes de la station pour la qualité de l'eau et la sécurité des travailleurs, l'augmentation de ses capacités de production et la diminution des nuisances - l'insonorisation de la station de Pierre-à-Chaux. La station connaît quelques dépassements ponctuels des normes, et les travaux devraient permettre d'en stabiliser le pH. Les usagers pourraient profiter d'une eau plus « confortable ».

L'autre avantage de ces travaux, c'est le fonctionnement gravitaire de la station : l'eau descendrait avec la gravité et Pierre-à-Chaux pourrait fonctionner, théoriquement, même en cas de coupure d'électricité. « Il s'agit d'avoir un projet économe en énergie », avance Gérard Vernay. Une unité d'ozonation est aussi prévue. « C'est un traitement de l'eau par l'ozone qui permet de traiter le carbone organique, la pollution aux pesticides... », explique Robert Chapot. Un traitement « facultatif » pour le moment, mais qui pourrait devenir obligatoire. « On fait une station pour 40 ans, pas pour devoir refaire des travaux dessus tous les cinq ou dix ans ! », précise le président du Sypem.

La capacité de production de l'usine de potabilisation passerai de 180 m3 par heure à 240. Les travaux vont durer 26 mois - les six premiers étant consacrés à la réflexion et au montage du projet, les ouvriers devraient rejoindre le chantier à l'automne 2016.

Louis Thubert



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