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La sous-préfète visite la Dauphinoise de la Côte-Saint-André

Isère le 11 août 2015 - Sevim SONMEZ - Économie - article lu 177 fois

La sous-préfète visite la Dauphinoise de la Côte-Saint-André
Sévim Sonmez - La Dauphinoise de la Côte-Saint-André regroupe toutes les différentes activités de la coopérative agricole

La coopérative a accueilli la sous-préfète de l'arrondissement de Vienne, Florence Gouache, mardi 4 août. L'occasion d'évoquer les problèmes rencontrés par la profession.

Guidée par le président et la directrice de la coopérative, la sous-préfète Florence Gouache, accompagné du maire Joël Gullon, a effectué une visite des installations. Les différentes activités de la Dauphinoise ont été détaillées comme le stockage des céréales en silo. Une production qui cette année a atteint 53 tonnes et qui a été en partie consacrée à l’alimentation du bétail. Dans le contexte actuel tendu, la représentante de l’Etat a abordé les préoccupations de la profession qui ces dernières semaines manifestent leur ras-le-bol.

« Outre les aléas climatiques auxquels il doivent s’adapter, les agriculteurs doivent faire face à d’importants soucis de trésorerie, souligne Roland Primat, agriculteur et président de la coopérative. En cause, le marché qui est très volatil. En l’espace de 2 ans, les prix ont varié de 50 à 60 %, ce qui créé une tension financière et une réduction des marges ». Autre « tension psychologique imposée aux agriculteurs », le coût et le temps consacrés aux trop nombreuses normes à appliquer, des normes qui selon le président entrave la responsabilité des agriculteurs. « Les normes imposent des dates pour procéder à certaines actions comme l’épandage de l’azote. Elles se substituent au bon sens de l’agriculteur ». Pour Florence Gouache, ces normes sont indispensables pour protéger l’environnement, mais pas seulement. « Les agriculteurs français possèdent un réel savoir-faire et fournissent une production de grande qualité, constate la sous-préfète. Il faut structurer la production nationale afin de la valoriser, d’où l’importance pour les agriculteurs de se regrouper. Les trois axes à travailler sont la traçabilité du produit, la réglementation et la négociation. C’est une responsabilité collective qui implique l’Etat, les collectivités, les agriculteurs, les industriels mais aussi les consommateurs ».


La question logistique des importants tonnages gérés par la Dauphinoise a été également au cœur des discussions : transport ferroviaire, fluvial ou routier. Acteur économique important de la région, la Dauphinoise compte près de 1 300 salariés et travaille avec des milliers d’agriculteurs. En 2014, le groupe a affiché un chiffre d’affaires de 435 M€.

« La Dauphinoise est constituée d’agriculteurs, gérée par des agriculteurs et pour des agriculteurs », résume Elisabeth Mounier, la directrice. 
 

Sévim Sonmez

 



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