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La Scop Fontanille a stabilisé son activité

Loire le 31 juillet 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 902 fois

La Scop Fontanille a stabilisé son activité
Fontanille et Cheynet & Fils sont tous deux installés en Haute-Loire (D.R.)

« Le chiffre d’affaires de notre premier exercice était de 4 M€ l’an dernier, avec un résultat positif », annonce Rolland Arnaud, le patron du fabricant de rubans élastiques d’Espaly-Saint-Marcel.

L’activité de cette entreprise a démarré fin 2012, après la validation par le Tribunal de commerce du Puy-en-Velay de la reprise des actifs de la société Fontanille, en liquidation judiciaire, par 46 de ses salariés réunis au sein d’une Société coopérative et participative. « Dix-huit mois plus tard, l’effectif est identique, mais il n’y a pas d’embauche prévue dans l’immédiat », indique Rolland Arnaud.
Cet ancien directeur commercial de l’ex-SA Fontanille, a été désigné président de la Scop pour quatre années par l’ensemble des coopérateurs. Il indique que l’entreprise a réorganisé ses flux et réuni les ateliers et les bureaux sur le rez-de-chaussée du bâtiment de 18 000 m2, dont elle occupe moins de la moitié. Cela permet de réaliser des économies d’énergie et de favoriser le développement de la polyvalence des salariés. Huit ont d’ailleurs suivi une formation sur ce thème. La plupart se sont par ailleurs initiés à la découverte de ce qu’est un bilan et un compte de résultats, note-t-il.
Quelque 110 000 € ont été investis en 2013 dans le réaménagement de l’usine et dans son système informatique. « Cette année, on vise un chiffre d’affaires de 4,2 M€, en conservant l’équilibre, dans un contexte où nous aurons 250 000 € de charges en plus en ne bénéficiant plus de l’exonération de 20% sur les charges salariales accordée la première année de fonctionnement d’une SCOP, indique le président. On innove pour pérenniser l’entreprise. L’an prochain 500 000 € devraient être investis pour renouveler le matériel », ajoute-t-il, tout en soulignant la « satisfaction d’avoir réussi au bout de 18 mois à conserver tous les clients du départ et à en avoir gagné de nouveaux ».
A l’évocation de Cheynet & Fils qui, quelques années en arrière, avait envisagé de reprendre Fontanille, son unique concurrent français lorsqu’il était en difficulté, il déclare : « ce sont aussi des confrères avec qui nous devrions nous entendre car les clients qui partent à l’étranger ne reviennent pas… en général », souligne-t-il, évoquant notamment un gros industriel stéphanois qui a quitté Fontanille pour un fournisseur autrichien.

Denis Meynard



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