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La Nouvelle-Orléans fait swinguer Vienne !

Isère le 01 juillet 2015 - Charlotte Mounard - Musique - article lu 38 fois

La Nouvelle-Orléans fait swinguer Vienne !
DR - Dee Dee Bridgewater

Samedi 27 juin, le théâtre antique inaugurait sa saison en beauté en rendant hommage aux sons de la Louisiane.

Au départ balbutiante, la première partie s’est rapidement affirmée sous les accords de Satchmo Gumbo, le groupe fondé par Jérôme Etcheberry. Délicieusement accompagnée par la clarinette, la contrebasse et la trompette, la voix rauque de Lillian Bouté a ressuscité l’âme de Louis Armstrong… Et réveillé les âmes des spectateurs, trépignant d’impatience à l’idée d’entendre la diva Bridgewater. « Une amie du festival », comme a rappelé Stéphane Kochoyan au sujet de celle qui a effectué son tout premier Jazz à Vienne en 1986.

Si Dee Dee en était à sa huitième performance viennoise, il s’agissait en revanche d’une première en France pour Irving Mayfield, fondateur du New Orleans Jazz Orchestra (Nojo), partenaire d’un soir et complice de longue date. Pour s’en assurer, il n’y avait qu’à écouter le trompettiste annoncer l’entrée en scène de la « chanteuse la plus belle, la plus talentueuse et la plus sexy de la planète jazz » ! Tout feu tout flamme, l’orchestre et sa meneuse s’en sont donnés à cœur joie, et leur bonne humeur communicative a fait des émules… Sans oublier de laisser la place à l’émotion (magnifique Come Sunday, chef-d’œuvre de Duke Ellington, interprété avec force par la belle).

S’en sont suivis quelques tubes planétaires, saupoudré ici et là de compositions originales, à l’instar de C’est ici que Je t’aime, au titre francisé par Mayfield pour l’occasion. Puis, à l’issue d’une magistrale reprise de What a beautiful world, la joyeuse troupe a paradé au milieu d’un public surpris, ému et ravi. Une belle entrée en scène.

CM



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