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La mission de Gaëlle Jolly : la solidarité internationale

Rhône le 04 septembre 2015 - A. G.-P. - Société - article lu 505 fois

La mission de Gaëlle Jolly : la solidarité internationale
D.R. - " Je crois profondément en l'humain "

Son appétence pour la culture orientale et son esprit philanthropique ont tout naturellement guidé Gaëlle Jolly vers une mission de volontariat de solidarité internationale. Elle part pour un an au Liban enseigner le français dans une école chrétienne.

« Si j’étais restée en France, j’aurais fait du social. Mais pas de l’assistanat. Je veux aider les gens afin qu’ils puissent rebondir en leur transmettant un savoir qu’ils vont utiliser. » Gaëlle Jolly possède une fibre humanitaire au fond d’elle depuis longtemps. Impliquée dans la vie sociale de son quartier de Chassieu où elle vit avec sa famille, elle s’est toujours intéressée aux autres en faisant notamment du bénévolat et en étant très active pour répondre à son caractère dynamique. L’envie de partir à l’étranger et de mettre ses compétences au service des plus démunis a mûri lentement.

Elle commence à voyager sur les bancs de la fac d’histoire à Lyon. Au cours de son master de relations internationales orienté sécurité et défense, Gaëlle apprend à découvrir le Moyen-Orient et la naissance de l’Islam. « Cela m’a réconciliée avec une nouvelle approche de la religion. » Elle qui a pratiqué la danse orientale pendant huit ans, assouvit sa curiosité lors d’un voyage familial au Maroc. Cette civilisation l’interpelle et l’appelle.

Elle effectue alors un stage de trois mois à Casablanca au sein de l’ONG Enfance Maghreb avenir qui donne l’accès à l’éducation aux enfants des bidonvilles de la capitale économique marocaine. Elle fait de la recherche de fonds pour de nouveaux projets, enseigne le français et coopère avec une maison d’édition pour tenter de démocratiser le livre et inciter à  lecture. Des missions de terrain qui lui ouvrent les portes de la population locale et lui offrent des contacts et des échanges d’une grande générosité spirituelle.

Quelques vacations dans un collège en tant qu’assistante d’éducation et une année en Angleterre comme jeune fille au pair confirment la vocation de Gaëlle Jolly. « J’aimerais être professeur en école primaire. » Un projet qu’elle garde dans un coin de sa vie pour l’instant car l’aventure humanitaire la tente. Elle s’adresse à la Délégation catholique pour la coopération (DCC), association qui organise le service du volontariat international de l’Eglise en France. Après plusieurs week-ends et stages de formation pour préparer le départ, on lui propose un poste d’enseignante de français à l’école Saint-Charbel à Jiyeh au Liban pour un an. Le temps de réflexion ne se pose pas, pour Gaëlle c’est une opportunité rêvée. « C’est le saint Graal ! »

Un rêve qui deviendra réalité le 9 septembre prochain lorsqu’elle rejoindra le Liban, un pays qu’elle connaît déjà pour l’avoir visité et qu’elle se réjouit de retrouver. « J’aime ce lieu chargé d’histoire et façonné par des paysages très variés. Le Liban est un pays occidentalisé mais sa culture orientale domine, avec un sens de l’accueil très loin du nôtre. Il existe un sens de la charité dans l’islam. Ce culte des racines, de la famille et de la communauté est sécurisant, même s’il peut parfois être étouffant. »

Et pour s’immerger totalement dans ce nouvel univers, Gaëlle Jolly veut apprendre à parler l’arabe, qu’elle lit et écrit d’ores et déjà. Elle suivra également des cours par correspondance de FLE, français langue étrangère, afin de transmettre un savoir au-delà du simple apprentissage de la langue de Molière. Avec beaucoup d’humilité et de simplicité, mais avec l’audace de sa jeunesse et de son féminisme avoué, elle veut porter un message d’espoir aux jeunes Libanais. « Les enfants sont les générations de demain et ce sont eux qui feront évoluer les mentalités et les habitudes. On se doit de leur apprendre autre chose que les règles de grammaire française. On doit leur expliquer qu’ils ont tous les mêmes droits et que ceux-ci sont des valeurs fondamentales humaines. Je ne crois pas en Dieu mais je crois profondément en l’humain. »

 



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