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La ministre de l’économie de la Sarre chez Horiz-Al

Isère le 14 septembre 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 1061 fois

La ministre de l’économie de la Sarre chez Horiz-Al
Jean-Marc Henryon, directeur commercial d'Horiz Al, a fait découvrir l'entreprise et ses produits à Anke Rehlinger, Ministre sarroise de l'économie et du travail (© J.S.)

Avec un peu plus d’un million d’habitants, la Sarre a été longtemps au cœur d’un contentieux entre l’Allemagne et la France jusqu’à ce que les accords de Luxembourg, en 1956, ne la rattachent définitivement à la République fédérale d’Allemagne.

Mais ce territoire de 2 570 km2 (soit trois fois moins que la superficie du département de l’Isère), n’en conserve pas moins des liens étroits avec la France. Pourrait-il en être autrement lorsque, quotidiennement, 18 000 frontaliers lorrains vont travailler dans ce Land où, par ailleurs, se situe l’émetteur d’Europe 1, radio francophone s’il en est. On comprend mieux que Frau Anke Rehlinger, ministre de l’économie, du travail de l’énergie et des transports de la Sarre veuille « renforcer les compétences françaises à travers un espace économique et culturel intégré ». Dans le cadre de cette politique, la ministre a ainsi visité à Domarin les installations de la société Horiz Al, leader européen du garde-corps en aluminium.
Fondée il y a 40 ans à Biol, cette société, lointaine descendante des fonderies Lauzier, emploie 100 salariés sur son site de Domarin, en bordure de la RD 1006, pour un chiffre d’affaires de 28 M€. « Nous fabriquons 120 km par an de garde-corps en aluminium et 10% de cette production sont exportés dans 30 pays dont l’Espagne, l’Italie, la Russie et les Etats-Unis » explique Jean-Marc Henryon, directeur commercial. Depuis quelque temps, Horiz Al s’est positionné sur le marché des portails et des clôtures en aluminium. « Alors que la Sarre souhaite développer son partenariat avec la France, notre société entend être présente sur le marché allemand estimé, en ce qui nous concerne, à un million de produits » poursuit Jean-Marc Henryon. La visite en Nord Isère de la ministre sarroise (qui est membre du CDU le parti politique auquel adhère la chancelière Angela Merkel), répond donc à une stratégie commune : la demande de son territoire et l’offre des entreprises hexagonales. Après Domarin, Anke Rehlinger était attendue chez Michelin, à Clermont-Ferrand. Lorsque l’on sait que la Sarre est le land où l’on parle le plus notre langue, on comprend qu’élus et chefs d’entreprises soient faits pour s’entendre !

Jacques Savoye



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