Fermer la publicité

La maîtrise d'œuvre défend sa légitimité à Saint-Étienne

Loire le 21 mai 2015 - Daniel Brignon - Immobilier et BTP - article lu 239 fois

La maîtrise d'œuvre défend sa légitimité à Saint-Étienne
Georges Rivoire - 500 congressistes attendus les 21 et 22 mai

Après le congrès des architectes Unsfa en octobre dernier, Saint-Étienne accueille en ce moment une deuxième manifestation nationale de la profession, le congrès du Syndicat professionnel de l'architecture et de la maîtrise d'œuvre, Synamome.

Le congrès stéphanois du Synamome est le troisième pour l’appellation qui a vu le jour en 2012, résultant de la fusion de deux organisations professionnelles, le Synamob, Syndicat des architectes agréés et maîtres d’œuvre en bâtiment et la Cnamome, Chambre nationale des architectes agréés, maîtres d’œuvre, métreurs, experts. Le Synamome, nanti de 900 adhérents, a l’ambition de réunir depuis une grande fédération de la maîtrise d’œuvre à même de consolider sa reconnaissance dans la filière de construction.

Identifiés sous le code APE 7 111 Z « Activités d’architecture », les maîtres d’œuvre, architectes inscrits au tableau de l’Ordre ou non, « assurent en tant que prestataires des missions complètes ou partielles de maîtrise d’oeuvre : consultation des entreprises, organisation et conduite de chantier… », explique Bernard Colombat, président du syndicat pour la région Rhône-Alpes, qui insiste sur le rôle qualifiant du syndicat de ces professionnels se distinguant des intermédiaires non identifiés sur ce marché. « Les pouvoirs publics nous demandent d’assurer justement la qualification des maîtres d’oeuvre, sur la base d’un nouveau label qui pourrait être celui de “technico-concepteur“ », poursuit B. Colombat.

« Moins 30 % de construction »

La reconnaissance des maîtres d’œuvre devrait constituer l’un des sujets du congrès. Ils en appellent justement aux maîtres d’ouvrage, leurs donneurs d’ordre, pour s’identifier davantage à leurs yeux d’où le thème du congrès : « Maîtres d’ouvrages : si on pensait un peu à eux ». « Est-ce qu’on fait bien ce qu’il faut par rapport aux maîtres d’ouvrage ? », s’interroge Bernard Colombat, posant l’une des questions qui devrait animer le débat central.

Un débat tenu dans le contexte morose du marché de la construction : « moins 30 % de construction », estime B. Colombat qui y voit certes un effet de la crise et du renchérissement des travaux sous l’effet des taxes et normes, mais surtout le frein administratif issu de la « déstructuration » qu’entraîne le réforme territoriale : « On est constamment en stand-by, en phase d’attente du dénouement des dossiers administratifs. »

Daniel Brignon



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide