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La lutte contre le cancer avance à Grenoble

Isère le 17 mars 2017 - Elisabeth Laverdant - Sciences, Santé, Environnement

La lutte contre le cancer avance à Grenoble
Elisabeth Laverdant - Pierre Hainaut est arrivé à de bons résultats depuis son arrivée

Il y a une forte tradition de recherche sur le cancer à Grenoble. Sa chaire d'excellence en recherche translationnelle s'inscrit pleinement dans cette tradition. Ce projet mené par le Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes (Clara) commence à porter ses fruits.

Elle existe depuis bientôt quatre ans, et elle affiche un très bon bilan. La chaire d’excellence en recherche translationnelle sur le cancer, installée à Grenoble, a rempli les objectifs qu’elle s’était fixée à son arrivée. « L’idée était de mettre en place une chaire, c’est-à-dire des moyens sur un chercheur d’envergure internationale pour porter et construire un projet à l’échelle du site. Il y avait une réelle ambition pour Grenoble », explique Olivier Exertier, secrétaire général du Clara.

Ce chercheur d’envergure internationale, c’est Pierre Hainaut. Docteur en biologie de l’université de Liège, il travaille sur le cancer depuis les années 90. Il est depuis octobre 2014, le directeur de l’Institut pour l’Avancée des Biosciences (IAB) qui fait partie de la chaire. Le centre de recherche couvre plusieurs thématiques.

Les ambitions étaient fortes. « Il fallait ancrer Grenoble comme un site d’excellence. Il y a un terrain très riche sur le territoire », explique Pierre Hainaut. Et les résultats sont là. « Il y a une capacité à créer et à faire naître de nouveaux concepts, à penser le cancer dans sa réalité humaine et sociétale. Il y a aussi de l’inter-disciplinarité qui est un élément clé tourné vers une conception de la médecine qui n’est pas uniquement une médecine de traitement, mais qui est aussi une médecine de prévention ».

Pour l’aider dans ses recherches sur le cancer, l’Institut peut s’appuyer sur le CHU. « Une dimension importante » selon Pierre Hainaut. « Dans des hôpitaux généralistes comme celui-ci, les patients sont vus et connus et ont souvent été diagnostiqués et traités à l’hôpital pour des pathologies métaboliques, infectieuses… avant de développer un cancer. Cette dimension de voir le cancer dans sa continuité, c’est quelque chose d’assez unique sur un grand CHU territorial. Et c’est cela que nous essayons de mettre en œuvre dans nos projets de recherche. L’hôpital c’est notre télescope ».

L’Institut travaille actuellement sur deux grands projets. Le premier « Pitcher » a pour but de voir « comment frapper les métastases le plus fort possible ». Le deuxième « Erican » cherche à comprendre comment les cellules cancéreuses s’adaptent aux contraintes du microenvironnement et du système immunitaire.

Elisabeth Laverdant



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