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La Grande mosquée Mohammed VI jette l'éponge

Loire le 26 février 2015 - Denis MEYNARD - Société - article lu 958 fois

La Grande mosquée Mohammed VI jette l'éponge

La mosquée d'obédience marocaine, associée aux Comptoirs Halal, estime ne pas pouvoir être prête pour l'Aïd 2015.

A Saint-Etienne, un de projets d’abattoir temporaire associait la Grande Mosquée Mohammed VI à un jeune chef d’entreprise de transformation de la viande, installé dans le quartier de Montreynaud, où il dirige Les Comptoirs Halal : Djalil Kissou. Ce dernier se dit prêt à investir 200 000 € dans un abattoir temporaire s’il obtient une autorisation sur une durée d’au moins sept ans pour l’amortir. Parmi les différents lieux pressentis pour son installation figurait un terrain de la Ville de Saint-Etienne, dans le quartier du Soleil, ou bien encore l’immense parking du marché aux bestiaux que la municipalité de Gaël Perdriau s’apprête à vendre à la commune de La Talaudière, d’ici la fin mars.
« On a du mal à aboutir pour le terrain, et comme la Ville de Saint-Etienne souhaite se limiter à un seul site, on renonce à notre projet pour cette année au profit de celui de la mosquée de Montreynaud qui est plus avancé que le notre et que nous accompagnerons », explique Aldo Oumouden, porte-parole de la mosquée marocaine du quartier du Soleil. Il précise que ce choix vient d’être entériné par le président du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour la région Rhône-Alpes, Abdelkader Laïd Bendidi.
Youssef Rhoulam, membre de l’Association culturelle des musulmans de Montreynaud-Saint-Etienne (ACMMSE), dont il est le porte-parole, confirme cette situation, qui donne une responsabilité accrue au projet dont il est le coordinateur avec plusieurs autres lieux de culte qui se partageront l’investissement. La partie technique du projet a été confiée à un professionnel de l’installation d’abattoirs temporaires. « Un opérateur qui a plusieurs réalisations à son actif, dans différentes villes de France », précise-t-il.

Si les intentions de la communauté musulmane de prendre le problème à bras-le-corps pour rentrer dans la légalité sont clairement affichées, Youssef Rhoulam se montre prudent : « nous n’avons pas encore le terrain sur lequel monter l’abattoir qui doit fonctionner pendant trois jours de septembre. Il ne faut pas susciter d’attente et d’espoir pour rien. Seule certitude, si notre projet n’est pas réalisé, il n’y en aura pas d’autre dans la Loire en 2015 ».

D.M.



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