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La gestion culturelle iséroise épinglée par la Chambre des comptes

Isère le 16 février 2017 - Elisabeth Laverdant - Collectivités locales

La gestion culturelle iséroise épinglée par la Chambre des comptes
Philippe Delacroix - MC2 : le modèle économique 2004/2014 était à repenser

La Chambre régionale et territoriale des comptes a rendu une série de rapports sur la gestion de différents établissements culturels isérois de 2009 à 2014. Et il n'y a pas de quoi se réjouir : conseils d'administrations défaillants, manque d'argent, ou encore fonctionnements à revoir. La liste est longue.

Il y a d’abord la régie du Théâtre de Vienne. Le rapport sur la période 2009-2013, note des défaillances. D’après la chambre régionale des comptes, « le rôle du conseil d’administration dans la conduite générale des activités du théâtre est limité ». La chambre a également épinglé le modèle économique du théâtre qui « repose sur une très forte dépendance aux subventions ». Recommandation a donc été faite de « renforcer le rôle du conseil d’administration » ou encore de « rechercher des économies dans les dépenses du personnel ».

Jazz à Vienne est aussi dans le viseur d’un rapport sur la période 2011-2013. En cause ? Des fonds propres insuffisants. La billetterie constitue 54 % des produits. Des résultats qui prouvent que l’événement marche. Mais pour la chambre, c’est « une source de fragilité, car une baisse de la fréquentation pourrait très rapidement engendrer un déséquilibre financier ». « Jazz à Vienne » devra « doter l’établissement de fonds propres suffisants ».

Autre établissement mis en cause : l’Agence iséroise de diffusion artistique (AIDA). Là encore, le rapport de la chambre, sur les exercices 2009-2013, note que « le conseil d’administration n’est pas suffisamment affirmé dans la définition du projet de l’agence ». La gestion administrative et financière semble également « manquer de rigueur ». Enfin, la chambre déplore que « les financements extérieurs ne compensent pas l’insuffisance des recettes issues de l’activité artistique ». L’agence devra donc « renforcer le rôle du conseil d’administration » et « améliorer le suivi budgétaire et la fiabilité des comptes ».

Dernier sur la liste : la MC2. Le rapport établi sur les années 2004-2014 pointe de nombreux dysfonctionnements. Parmi la longue liste de reproches, l’absence d’objectifs, d’indicateurs de résultats, et l’impossibilité de s’assurer que la MC2 « remplit correctement les missions dévolues à un établissement de cette nature ». Le rapport dénonce également le manque d’implication de la part du conseil d’administration sur la période 2004-2014. Côté finances, ce n’est guère plus brillant : « le modèle économique actuel n’étant pas soutenable, la MC2 doit s’attacher en priorité à la résorption du déficit ». 

A noter que la régie personnalisée du Théâtre de Vienne ainsi que la MC2 ont apporté une réponse à leurs rapports respectifs.

E.L.



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