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La fumée s'en prend au cœur… dès l'enfance !

le 18 avril 2015 - Destination Santé - Sciences, Santé, Environnement - article lu 97 fois

La fumée s'en prend au cœur… dès l'enfance !
Destination Santé

Outre les risques accrus de cancers des voies respiratoires, d'infections pulmonaires et/ou de sensibilité allergique, l'exposition précoce aux produits du tabac atteint les artères et le cœur. Ainsi, fumer devant vos enfants augmente l'incidence des maladies cardiovasculaires lorsque ces derniers seront adultes.

« Dès lors que l’exposition à la fumée de cigarette survient pendant l’enfance, le risque de maladies cardiovasculaires augmente à l’âge adulte », viennent de confirmer les auteurs d’une étude américaine publiée dans Circulation, le journal de l’American Heart Association. Ainsi les petits dont les parents et/ou l’entourage fumaient en leur présence sont – une fois adulte - plus sujets à l’hypertension artérielle (HTA), l’angine de poitrine, l’hypercholestérolémie, les maladies coronariennes ou encore la thrombose. « Ce risque est accru comparé aux enfants dont les parents ne fument pas ».

Dépister le tabagisme

Pour le prouver, les chercheurs ont suivi des enfants entre 1980 et 1983. Entre 2001 et 2007, soit une vingtaine d’années plus tard, tous ont été soumis à un suivi par échographie carotidienne. Puis en 2014, les chercheurs ont analysé des échantillons urinaires prélevés en 1980. Après décongélation, ces derniers ont pu mettre en évidence le risque d’inhalation passive grâce à l’analyse du taux de cotinine. Issu de la nicotine dégagée par la fumée du tabac, ce métabolite constitue en effet un marqueur biologique fiable d’une exposition au tabac, qu’elle soit passive ou active.

Résultat, le taux de cotinine était logiquement plus élevé parmi les enfants exposés au tabagisme parental. Chez ces derniers, le risque de présenter des plaques carotidiennes était alors multiplié par 1,7 ! Certes, d’autres facteurs évitables (sédentarité, alimentation, tabagisme développé à l’âge adulte...) jouent un rôle dans la survenue des maladies cardiovasculaires. Mais pour les prévenir, « il est essentiel d’éloigner les petits de toute émanation tabagique », rappellent les chercheurs.

En plus de ses innombrables effets délétères, le tabagisme passif augmenterait également le risque d’admission à l’hôpital chez les enfants. Notamment parmi ceux souffrant d’un asthme ou d’une maladie respiratoire. Des études ont par ailleurs montré par exemple que la fumée de tabac pouvait endommager leur audition. Les conséquences du tabagisme passif pour le jeune enfant sont parfois génératrices de handicaps lourds, voire dramatiques. S’y ajoutent les risques de troubles du comportement.

Quand le stress aggrave l’allergie

Selon les prévisions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’ici à 2050, une personne sur deux sera allergique. L’exposition à la pollution, à la fumée de cigarettes, aux pollens, aux acariens ou encore au lactose aggrave l’asthme et les allergies alimentaires. Autre facteur de risque, le stress fait aussi le lit des allergies. Les précisions du Dr Aurore Lamouroux Delay, experte en psychologie sociale de la santé et responsable de l’École de l’Asthme de Marseille (EAM).

Dès lors que le stress devient chronique, les symptômes allergiques peuvent s’intensifier et/ou s’aggraver. « Avec le temps, le stress provoque des changements chimiques, perturbe le système immunitaire et le rend plus sensible aux allergènes », précise le Dr Lamouroux Delay. Un déménagement, un changement d’établissement scolaire ou de travail peut – chez un patient allergique – exacerber les symptômes.



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