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La DRH du département s'installe dans le provisoire

Loire le 18 novembre 2015 - Denis Meynard - Collectivités locales - article lu 338 fois

La DRH du département s'installe dans le provisoire
GR - L'exécutif du département ne semble pas pressé de réorganiser sa DRH

Le statu quo prévaut dans l'affaire des trois cadres de la Direction des ressources humaines suspendus depuis avril.

Les propositions de sanctions rendues le 9 octobre par le conseil de discipline du conseil départemental de la Loire sont, à ce jour, restées sans suite. Une situation qui étonne certains, d’autant que l’exécutif se montre avare d’explications. Le président Bernard Bonne a fait le choix de ne pas communiquer sur la procédure administrative qu’il a engagée début avril en suspendant trois cadres de la direction des ressources humaines en raison de manquements supposés à leurs obligations professionnelles.

Pour mémoire, les avis rendus à leur encontre proposent leur mise à pied temporaire, sans traitement. La proposition de sanction la plus lourde (un mois) concerne Jean-Luc Limouzin, le DGA chargé de la gestion des ressources humaines et des relations sociales, pour lequel l’institution départementale avait demandé la révocation. Concernant ses subordonnées, Anouck Payre, DRH adjointe, et Jean-Michel Basset, chef de service, le conseil de discipline a proposé des mises à pied respectives de trois semaines et trois jours.

La décision de prendre un arrêté mettant fin à une situation où ces trois cadres sont rémunérés depuis près de huit mois sans exercer aucune fonction semble être entre les mains du seul président de l’institution. Son premier vice-président, Georges Ziegler, et la vice-présidente en charge du personnel, Michèle Maras, indiquent ne pas y participer. Le service des ressources humaines continue donc à fonctionner à l’aide d’une direction intérimaire.

L’assemblée plénière de ce lundi n’a curieusement apporté aucun éclaircissement. D’autant plus que même les élus d’opposition ont été muets. Laissant imaginer qu’ils avaient des informations privilégiées ou qu’ils se désintéressent du sujet. Deux hypothèses que réfutent les intéressés. Jean Bartholin (DVG), le président du groupe Gauche républicaine, déplore une « absence de transparence négative pour l’image de l’institution et de la politique ». Tandis que Pierrick Courbon (PS), président du groupe Loire Solidaire, affirme que «  lors de demandes d’explication antérieures, Bernard Bonne nous a répondu circulez il n’y a rien à voir ! »

Denis Meynard



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