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Le GHT Nord Dauphiné se rapproche de Lyon

Isère le 21 avril 2017 - Arnaud DE JUBECOURT - Nord-Isère

Le GHT Nord Dauphiné se rapproche de Lyon
CLB - Mieux coordonner la recherche et la formation...

On connaissait les GHT : groupements hospitaliers de territoires, destinés à structurer une offre globale de santé pour un territoire. Les six GHT de la grande région lyonnaise - dont celui Nord Dauphiné créé il y a moins d'un an - viennent de signer une convention avec les hospices civils de Lyon (HCL) en vue d'une coopération approfondie.

C'était l'un des tous premiers GHT de France. En signant le 17 juin 2016 au Médipôle une convention constitutive, les hôpitaux de Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Morestel et Pont-de-Beauvoisin avaient mis  leur destin en commun au sein du GHT Nord Dauphiné avec pour établissement support le Centre hospitalier Pierre-Oudot de Bourgoin-Jallieu. « C’est un peu l’intercommunalité appliquée aux hôpitaux », avait résumé le maire de Bourgoin-Jallieu V. Chriqui. L'idée : mutualiser des fonctions supports et l'orientation des patients afin d'envisager une offre de soins plus efficace à l'échelle d'un vaste territoire.

Moins d'un an après, la logique va encore plus loin. Près de 40 hôpitaux, ceux des six GHT situés autour de Lyon, de l’Ain à la Drôme en passant par le Rhône, l’Ain et le Nord Isère viennent de signer un accord avec les HCL. Ils regroupent 14 établissements de la région lyonnaise représentant 5 300 lits et 23 000 employés, ce qui en fait le plus gros employeur de la région et le second CHU de France, avec un rang mondial dans certains domaines comme le cancer. C’est l’ARS qui a défini le périmètre géographique de cette coopération, et désigné les HCL comme CHU de référence.

L’idée de la convention signée le 30 mars dernier est évidemment de coopérer davantage dans l’esprit de la loi Touraine : permettre aux hôpitaux proches de partager des missions ou des fonctions support dans un projet médical commun, instaurer un service territorial de santé au public (visant entre autres soins de proximité, permanence et gradation des soins, prévention, santé mentale, accès aux soins des personnes handicapées).

Pour les représentants des personnels de l’hôpital de Bourgoin-Jallieu, il ne s’agit pas d’un sujet particulièrement brûlant. Des partenariats ont déjà été mis en place pour mutualiser certains moyens logistiques (lingerie par exemple) et le renforcement de la coopération semble relativement naturel. Cette signature s’inscrit  dans le contexte d'une démographie médicale assez tendue et de la mise en place de la réforme du troisième cycle des études médicales à compter de novembre 2017.

Mieux diffuser les résultats de la recherche

Dominique Soupart, à la direction de la coopération et de la stratégie aux Hospices, explique que « la démarche s’inscrit dans le nouveau cadre légal, et instaure des liens plus volontaristes qu’autrefois. En particulier, le CHU doit aux groupements d’hôpitaux une mise à disposition de ressources dans le domaine de l’enseignement  et de la recherche. » Le CHU doit veiller à la formation adéquate des futurs professionnels, avec une mission nouvelle de veille démographique pour anticiper les besoins, en lien avec la faculté de médecine et l’ARS.

La convention vise aussi la recherche : « l’idée est de donner à tous les territoires l’accès aux activités de recherche en mettant à disposition les moyens et en créant des liens entre les équipes. Il s’agit aussi de travailler dans l’esprit d’une offre de soins graduée, mieux coordonnée, permettant une égalité de traitement sur l’ensemble des territoires. Dans chaque établissement, les personnes en charge de la coordination sont des professionnels médicaux immergés dans la vie quotidienne de leur service ; et nous comptons travailler de manière très pragmatique. »

A.J.



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