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La chronique de Jacques Plaine : « L'Atelier de Capucine », de Didier Cornaille

le 05 juin 2015 - Jacques Plaine - Livres - article lu 60 fois

La chronique de Jacques Plaine : « L'Atelier de Capucine », de Didier Cornaille

Bastien, traducteur reconnu de Serbo-croate et Parisien du XIIe, se partageait entre son ordinateur et ses copains du samedi soir quand une convocation d'un notaire inconnu le mit sur la route d'une tante non moins inconnue et de deux authentiques tornades : Tonin et sa petite fille, Capucine.

La tante, c’est Berthe. « Une belle salope » - ce sont les voisins qui parlent - qui lui a légué une ruine au fin fond du Morvan. Un cadeau qu’il n’a même pas envie de connaître, vu que la cambrousse c’est pas son truc. Il s’y résout pourtant et découvre, au milieu de nulle part, une ferme abandonnée que jouxte la tanière de la première tornade : « Le Tonin ». Un fort buveur ce Tonin tout heureux d’espérer de la compagnie  pour discuter, copiner et taquiner le litron. Convaincant et autoritaire il aura tôt fait de décider Bastien à rester au pays et l’aidera à retaper la ruine de la tante Berthe.

Capucine, c’est la seconde tornade. Une belle plante, pétillante, futée et super dynamique, qui pour faire la nique - et un sort - au chômage et aux CDD, a créé dans une ville proche un commerce inédit, insolite et original. Elle a en effet mis le doigt sur une évidence : les poches de tous les jeans de France et de Navarre sont de piètre qualité et ne résistent pas aux clefs, couteaux et autres objets contondants qui les trouent, les taraudent et les transforment en passoire. Son entreprise « Pocket service » va donc s’attaquer aux poches percées et les raccommoder. Un succès foudroyant qui va mettre en péril les fabricants de jeans alentour et même d’ailleurs. Ceux-ci voyant la durée de vie des pantalons qu’ils fabriquent multipliée par trois et redoutant que leurs ventes soient du même coup divisées d’autant vont se lancer dans une guerre picrocholine contre la pauvre Capucine.

Soutenue par Tonin qui trouvera dans la défense de sa petite fille une nouvelle raison de vivre et par Bastien que ses traductions du Serbo-croate n’avaient pas préparé à la guérilla du falzar, Capucine va faire front, inventer des ripostes qui tuent et devenir le leader mondial du rapiéçage de jean. Mais quelle place ce leadership infernal peut-il laisser à la vie qui va et faire renaître les petits et grands bonheurs de leur jeunesse envolée ?

Jacques Plaine

L’Atelier de Capucine, Didier Cornaille, Presses de la Cité, 19 €.

Vendredi 12 juin à 18 h et à la médiathèque municipale 22 rue Jo-Gouttebarge, enregistrement public sur RCF de l’émission « A plus d’un titre » avec Didier Cornaille.

Après l’émission, à 19 h, même lieu, remise des Prix du concours de Nouvelles : « Le pire, c’est que ça a marché. », organisé par la Médiathèque municipale et Lire à Saint-Étienne, sous la présidence du parrain du concours, Didier Cornaille.



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