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La CGT refuse que les usagers payent les dérapages

Loire le 20 février 2015 - Denis MEYNARD - Sciences, Santé, Environnement - article lu 72 fois

La CGT refuse que les usagers payent les dérapages

Le syndicat majoritaire du CHU de Saint-Etienne et de l'hôpital de Roanne dénonce un recul du service public de proximité.

« Les hôpitaux publics ne vendent rien (…) ils ne devraient pas devoir financer eux-même par emprunt leurs investissements », estime Didier Marchand représentant CGT du Centre hospitalier de Roanne, qui a souscrit une majorité d’emprunts structurés pour financer près de 150 M€ d’investissements depuis 2004. Il déplore « qu’une partie des ressources de la Sécurité sociale et des cotisations sociales servent maintenant à financer le surcoût de remboursement de certains prêts bancaires toxiques (…) alors que cet argent est prévu pour répondre aux besoins de santé de la population ».

Astrid Vial, qui lui a succédé comme secrétaire générale de la section CGT de l’hôpital roannais, affirme que l’établissement, placé sous administration provisoire depuis juin dernier à cause de sa mauvaise santé financière, « fait supporter 80 % des économies actuellement réalisées à la masse salariale. A cause de notre manque de lits, il a fallu déprogrammer des soins en médecine et en chirurgie, en transférant certains sur d’autres établissements ». Face à la montée des besoins, une unité complète de médecine de 23 lits a finalement été ouverte la semaine dernière. Mais elle ne sera sans doute pas pérennisée, d’autant plus qu’une unité comparable doit fermer en 2016 dans le cadre du Plan de retour à l’équilibre.
A Saint-Etienne, la CGT dénonce « le non-renouvellement de CDD et des départs non-remplacés au CHU ». Mireille Carrot, secrétaire départementale santé à la CGT, souligne que « les regroupements d’établissements pénalisent les usagers qui doivent accomplir des déplacements de plus en plus long ». Elle s’inquiète aussi du « développement à outrance de la chirurgie ambulatoire et de la privatisation du suivi post-opératoire, qui conduit à un taux élevé de retour des patients à l’hôpital ». Marie-Claire Durand, responsable CGT, 1er syndicat du CHU, assure que « les recherches d’économies ont eu des impacts sur l’activité de secteurs comme la radiologie ou la biologie ».

D.M.



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