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Métallurgie : la CGT inquiète pour l'avenir du secteur

Loire le 28 mars 2015 - Marine GRAILLE - Industrie - article lu 811 fois

Métallurgie : la CGT inquiète pour l'avenir du secteur
DR - La CGT 42 a recensé de manière exshautive une vingtaine d'entreprises du secteur en difficulté

Depuis plusieurs mois, des entreprises ligériennes de métallurgie sont dans des situations délicates liées à leur activité, s'alarme la CGT Métallurgie Loire, alertée par des salariés. Chômage partiel, redressement judiciaire, plan de sauvegarde : le syndicat s'inquiète de l'avenir du secteur dans le département...

« C’est une situation que l’on a rarement connue sur notre département », annonce Roger Monchamp, membre de l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie, CGT Loire. Le syndicat a entrepris un « recensement » non exhaustif d’une vingtaine d’entreprises ligériennes du secteur rencontrant ces derniers mois des difficultés, qui engendrent des suppressions de postes, des plans de chômage ou encore la liquidation de la société. « Nous sommes limités sur la connaissance de chacune des entreprises de la filière. Il y a certainement le double de ce que nous avons recensé », craint Roger Montchamp.

Parmi les sociétés dont la situation inquiète la CGT, on trouve Verney-Carron, fabricant d’armes à Saint-Etienne, qui selon des informations communiquées au syndicat, aurait été contraint de mettre au chômage technique une partie des salariés jusqu’à fin mai. Aubert et Duval, spécialisée dans la sidérurgie, a pour sa part inscrit 10 suppressions de postes dans son Plan de sauvegarde de l’emploi. Une dizaine de mutations sur Paris et Clermont-Ferrand, auraient par ailleurs été proposées à une partie des salariés. Industeel connaît également un plan de chômage d’avril jusqu’à juin. « Les ouvriers sont assez pessimistes », confie Michelle Gaiton, de l’USTM/ CGT Loire.

Certaines entreprises du secteur ne sont pas encore vraiment touchées mais le syndicat craint que la situation ne se dégrade en raison de baisse importante dans le carnet de commandes comme aux Tôleries foréziennes à Bonson, ou encore à Elifrance à La Talaudière. Et pour autant, toutes les entreprises de la filière de la Loire ne sont pas concernées par ces difficultés ou en tous les cas celles-ci semblent tirer leur épingle du jeu par exemple dans le domaine médical avec Aspide médical ou bien Technetics, ex Cefilac, basé à Montbrison et spécialisé dans les joints  métalliques d’étanchéité.

Pour Roger Montchamp il est urgent « de relancer l’industrie sur notre département. En 1975, la métallurgie c’était 75 000 salariés ; en 2014, ce chiffre n’était plus que de 20 000. » Le représentant syndical conçoit néanmoins que le secteur manque d’attractivité, notamment pour la jeune génération. « On a des métiers intéressants mais globalement la filière a une très mauvaise image notamment sur les conditions de travail des salariés », reconnaît M. Gaiton.

Jeudi 9 avril, une manifestation nationale interprofessionnelle est organisée à Paris concernant la mise en place du projet de loi Macron ou encore le projet de réforme concernant le dialogue social. L’USTM/CGT Loire appelle ses militants à venir à participer à ce mouvement.

Marine Graille

Contactée afin de recueillir son témoignage, l'UIMM n'a pas pu s'exprimer dans les délais qui nous étaient impartis.



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