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110 ans après sa création, Durel-Jay-Naacke rénove la centrale de Chizonnet

Loire le 30 juin 2015 - Louis Thubert - Industrie - article lu 432 fois

110 ans après sa création, Durel-Jay-Naacke rénove la centrale de Chizonnet
Louis Thubert - Dans la salle des turbines, où se trouvent les trois turbines principales. Hubert Jay porte la veste beige

La micro-centrale de Chizonnet a été remise à neuf : les propriétaires ont déboursé 1 M€ pour changer les turbines et refaire des peintures. Cette rénovation accompagne un contrat EDF, essentielle pour la centrale hydroélectrique située en bout de zone.

Elle est presque invisible, nichée entre deux collines. La centrale hydroélectrique de Chizonnet, non loin de Saint-Martin-la-Sauveté, fonctionne toujours près de 110 ans après sa création. Mieux : l'entreprise familiale Durel-Jay-Naacke, qui possède la centrale et son petit barrage, ont dépensé 1 M€ pour la rénover. Et, forcément, convié parents, actionnaires, voisins et journalistes à visiter les lieux le 19 juin.

Les hélices des quatre turbines ont été changées, la salle où elles sont abritées repeinte et la conduite forcée repeinte elle aussi, de l'intérieur, sur plusieurs centaines de mètres. « Cela représente des travaux étalés sur trois étés », indique Hubert Jay, l'un des administrateurs de Durel-Jay-Naacke (DJN) et fils de François Jay, lui aussi administrateur et président de la société. Hubert Jay espère un retour sur investissement d'ici dix à douze ans au moins. Si tant d'argent a été injecté sur la centrale de Chizonnet, blottie au milieu des bois, c'est à cause de la signature d'un contrat avec EDF. Le distributeur d'électricité s'engage à racheter l'énergie produite à un tarif très intéressant à la condition que Durel-Jay-Naacke investisse un minimum sur la micro-centrale.

Certifiée ISO 14 001 depuis 2002, la centrale de Chizonnet est équipée d'un « ascenseur » à poissons. Un volet écologique qui a aussi poussé DJN à réaliser les travaux : la centrale est en accord avec les normes européennes. Bien qu'elle soit petite, la rénovation et le contrat signé avec EDF la rendent plus rentable. « Nous sommes en bout de zone », explique Hubert Jay. « Dans la région, on aurait eu du mal à vendre notre électricité au tarif du marché, mais l'accord est intéressant. Les prix sont fixés à l'avance pendant 20 ans, et l'investissement nous a fait gagner en productivité ».

Louis Thubert



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