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La centrale à bois et le nouveau centre technique annulés

Loire le 18 septembre 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 647 fois

La centrale à bois et le nouveau centre technique annulés
La centrale de Beauregard avait rencontré l'hostilité de certains habitants. Ils étaient présents lundi au fond de la salle, avec une pancarte (D.R.)

Lors de la campagne, il ne s'en était pas caché.

Christophe Bazile, maire de Montbrison depuis mars 2014 et chef de file de l'opposition les six années précédentes, souhaitait faire marche arrière sur les projets de son prédécesseur. En premier lieu, la chaufferie bois qui devait s'installer dans le quartier de Beauregard et surtout, le déménagement du cinéma Le Rex du boulevard Lachèze au quartier des Jacquins.
L'annulation du déplacement du centre technique municipal du quartier Gégé à la zone de Faure s'inscrit dans ce changement sur les dossiers municipaux. « Le projet est passé d'un budget de 2,5 M€ en 2011 à 5,9 M€ en mai 2014 », rappelle Alain Gauthier, premier adjoint. Sans accuser l'équipe précédente, soulignant que « peut-être que les équipements intérieurs et les aménagements extérieurs ont été minorés », il a aussi pointé du doigt un contexte économique mauvais. « Il faut nous attendre à une baisse des dotations de l'Etat à partir de 2015 », prévient-il. Voilà pourquoi le conseil était sollicité, en ce 15 septembre, pour que le maire retire le permis de construire.
Si Liliane Faure, aujourd'hui dans l'opposition après son mandat de maire entre 2008 et 2014 parle d'un « démontage de nombre de dossiers », Norbert Thizy, unique élu du Rassemblement Bleu Marine, se range du côté de la majorité sur ce point. « Je suis favorable à tout ce qui touche à la réduction des coûts », annonce-t-il.

Démontage des dossiers

L’ancienne maire ne voit pas les choses sous cet angle comptable. Pour la conseillère d'opposition, il s'agissait de mutualisation. Le centre technique est actuellement dans le bâtiment Gégé, et Liliane Faure projetait de le transformer en éco quartier. Un éco quartier, c'est une ou plusieurs constructions pensées pour avoir un impact le moins néfaste possible sur l'environnement. Cela passe par une réflexion autour de la consommation d'énergie, l'isolation, la gestion des déplacements, des déchets...
Face à ce potentiel éco quartier à Gégé défendu calmement par Liliane Faure, Alain Gauthier lui a rappelé, serein lui aussi, le principe de réalité. « Cette opération coûterait 6 M€, cela ne nous semble pas envisageable », a-t-il argumenté.

« Chaufferie finie : merci ! »

Mais quand L. Faure redemande pourquoi la majorité voulait laisser le centre accolé au bâtiment Gégé, c'est Christophe Bazile qui répond, sur un ton plus passionné que celui employé par son premier adjoint. « Vous ne pouvez pas faire comme si passer d'un coût de 2,5 à 6 M€ vous paraissait normal ! A un moment, vos projets, il fallait les payer ! » Le centre technique n'ira donc pas dans la zone de Vaure, même si certaines mesures (comme la rationalisation des magasins) voulues dans le projet devraient, selon Alain Gauthier, voir le jour pour une gestion plus efficace des moyens techniques de la ville.
Autre chantier que comptait mener à bien Liliane Faure, une centrale de chauffage au bois dans le quartier de Beauregard. Censée produire de la chaleur notamment pour des logements sociaux du quartier, la centrale avait rencontré l'hostilité de l'opposition mais aussi de certains habitants du quartier. Ils étaient présents au fond de la salle, avec une pancarte « Chaufferie finie : merci ! », inquiets des cheminées de 17 m de haut et des va-et-vient des camions qui auraient livré à la chaufferie le bois nécessaire.
Face aux coûts du réseau qui devait chauffer des logements mais aussi le centre hospitalier, la future médiathèque, l'hôtel d'agglomération, le collège Mario-Meunier et le lycée de Beauregard, Alain Gauthier parle d'un raisonnement de bon gestionnaire. Ce projet n'aura pas résisté, lui non plus, à l'alternance politique. L'équipe municipale actuelle, prudente, préfère peaufiner ses plans avant de révéler les investissements qu'elle lancera à Montbrison-Moingt.

Louis Thubert


Eiffage s'occupera de l'entretien de la voirie

La réponse d'Eiffage TP à l'appel d'offre pour l'entretien de la voirie communale a été accueilli favorablement par le conseil municipal. Eiffage, issue de la fameuse société Eiffel, s'occupera des rues montbrisonnaises pendant un an, le contrat étant renouvelable deux fois, pour un montant annuel maximum de 1,7 M€ HT.

La sécurisation de Sainte Eugénie pour 2016

L'église, située rue Thermale, entre Montbrison et Moingt, va recevoir des subventions pour être sécurisée. C'est là la continuité d'un dossier commencé sous le mandat de Liliane Faure. La Région Rhône-Alpes donnera 150 000 €, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) 244 500 € et le conseil général 122 250 €. L'aumônerie, accolé a l'église et masquant des fresques d'un intérêt patrimonial certain, est concernée par ces travaux. L'état de délabrement de ce bâtiment menace de fragiliser Sainte-Eugénie. Le maire espère que les travaux de sécurisation seront terminés pour les journées du patrimoine 2016.

Un GPS pour la gestion des réseaux d'eau

Le Syndicat mixte de production d'eau du Montbrisonnais (Sypem) et la ville vont se doter d'un GPS et d'un logiciel afin de connaître leurs réseaux respectifs. Appel d'offre, demande de subvention et acquisition sont confiés intégralement au Sypem, les deux entités se partageant l'outil. Depuis janvier 2013, c'est le Sypem qui gère la production d'eau potable, la Ville l'acheminant jusqu'aux consommateurs.



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