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La CCI caladoise cherche une alternative à la métropolisation

Loire le 04 novembre 2015 - Denis Meynard - Collectivités locales - article lu 350 fois

La CCI caladoise cherche une alternative à la métropolisation
Denis Meynard - Le nombre de CCI pourrait passer de 11 à 8 sur le périmètre Rhône-Alpes.

Les élus consulaires rhônalpins ont ré-approuvé la création d'une CCI métropolitaine au 1er janvier 2016, suivie un an plus tard de la fusion des deux chambres régionales.

Les chambres consulaires de Rhône-Alpes se sont une nouvelle fois exprimées, mercredi 28 octobre, sur la réforme du schéma directeur régional pour se mettre en conformité avec la loi Macron de juillet et les décrets d’application qui en découlent. Les élus des onze chambres qui siègent à l’assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie régionale « ont revoté à l’unanimité le principe de la fusion de leur chambre régionale avec celle de la région Auvergne, au 1er janvier 2017 », indique le président de la chambre stéphanoise, André Mounier. Ils ont ensuite réitéré le vote du 23 juillet dernier portant création d’une chambre de commerce et d’industrie métropolitaine fusionnant celles de Saint-Etienne, Lyon et Roanne, qui doit être confirmé par un décret ministériel.

En application de la nouvelle disposition qui exige que chaque CCI dispose d’un minimum de 10 000 ressortissants, les élus ont par ailleurs voté le principe que la CCI de Villefranche-sur-Saône deviendra au 1er janvier 2017 (au moment de la fusion des deux CCI régionales et après les élections prévues au dernier trimestre 2016), une chambre de commerce locale. Elle devrait alors perdre son statut d’établissement public et être rattachée à la CCI régionale. Le nombre de CCI de plein exercice passant ainsi de onze à huit sur la partie Rhône-Alpes de la future grande région.

La CCI du Nord du Rhône, présidée par Noël Comte, qui a jusqu’à présent refusé de se joindre à la démarche de métropolisation engagée par trois de ses voisines, ne se résout toutefois pas l’issue qui la guette. Le président de la CCI régionale, Jean-Paul Mauduy, a déclaré la semaine dernière que le décret qui nous vise est « scandaleux », rapporte Bernard Poncin, directeur de l’institution consulaire caladoise. Ce dernier juge « arbitraire de la part des législateurs d’avoir retenu comme unique critère le nombre de ressortissants, car en ce qui nous concerne on a avec 8 M€ le même budget et le même volume d’activités sur notre territoire que la chambre de l’Ain qui compte 23 000 ressortissants ». Tout en envisageant de possible dérogations à la stricte application du seuil des 10 000 ressortissants, la chambre de Villefranche-sur-Saône, qui en compte 7 600, travaille sur « différentes pistes de mutualisation », indique son directeur. Dont une avec la chambre de Bourg-en-Bresse.

Denis Meynard



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