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La Capi au secours du syndicat mixte Nord-Dauphiné dans l'incapacité d'honorer ses factures

Isère le 15 avril 2015 - Jacques Savoye - Collectivités locales - article lu 916 fois

La Capi au secours du syndicat mixte Nord-Dauphiné dans l'incapacité d'honorer ses factures
DR - Pascale Sautarel-Bidard a révélé la véritable situation du SMND

En votant en urgence l'augmentation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, les délégués communautaires de la communauté d'agglomération des Portes de l'Isère (Capi) volent au secours du syndicat mixte Nord-Dauphiné (SMND).

Les chiffres font froid dans le dos ! Vice-présidente de la Capi, Pascale Sautarel-Bidard (élue de La Verpillière) les a révélés mardi soir à ses collègues. À fin 2014, le Syndicat mixte Nord-Dauphiné (SMND), en charge de la collecte des ordures ménagères sur 69 communes de l’Isère et du Rhône, était dans l’incapacité de payer 2,9 M€ de factures. Un déficit ramené à 1,9 M€, précisait la déléguée vulpillienne non sans commenter les premiers résultats d’un audit qui fait apparaître d’importantes failles dans la gestion de cet organisme.

Maire de Villefontaine, Raymond Feyssaguet n’hésite pas à évoquer de « possibles malversations » (sic), rappelant que, depuis 3 ans, c’est un faux compte administratif qui a été présenté aux élus. Pour sa part, Vincent Chriqui (Bourgoin-Jallieu) stigmatise « de graves irrégularités et une situation inacceptable ». Un point de vue que partage André Borne, son opposant local. Cette situation, « un héritage scandaleux » pour Jean-Claude Pardal, 3e adjoint au maire de Bourgoin-Jallieu, a amené les élus communautaires à voter en urgence  l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. « La hausse sera de 19 € par ménage », précisait la mort dans l’âme le président Jean Papadopulo alors que Frédéric Hugon et Joëlle Huillier (Villefontaine), Bernard Marmonnier (Les Éparres), Cyril Marion (L’Isle d’Abeau) et une élue de Meyrié votaient contre cette augmentation dont le caractère, ainsi que le redoute Frédéric Hugon, pourrait être définitif.

Mais si l’Agglomération et ses 100 000 habitants volent ainsi au secours du SMND, la situation de celui-ci n’est pas assurée pour autant. Présidé depuis lundi dernier par le maire de Saint-Bonnet-de-Mure, Jean-Pierre Jourdain (il succède à Henri Lévy, démissionnaire, mais toujours président du Sictom qui gère l’usine de traitement des ordures ménagères), le syndicat est plus que jamais sous haute surveillance. Sa gestion va être passée au crible par la chambre régionale des comptes qui pourrait, le cas échéant, saisir la justice.  Ce qu’ont souhaité, l’autre soir, plusieurs élus de la Communauté d’agglomération.

Jacques Savoye



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