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La Beaucroissant malgré de nouvelles contraintes

Isère le 11 septembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Actualités - article lu 622 fois

La Beaucroissant malgré de nouvelles contraintes
D.R. - Cette année, la foire aux bestiaux a dû être réorganisée

C'est déjà la 796ème foire de Beaucroissant qui a ouvert ses portes ce matin et jusqu'à dimanche. Une foire d'automne qui a dû faire avec des contraintes.

La 796ème foire ! Un chiffre qui donne le vertige. Et concernant la foire de Beaucroissant, ce n’est pas le seul. En trois jours, on ne comptera pas moins de 1700 exposants dont 250 en matériel agricole et travaux public, 80 bars et restaurants, 700 têtes de bétails, et 15km d’allées sillonnant les 30 Ha de foire.
Pour la foire au bétail on n’attend pas moins de 800 000 visiteurs. Elle marque toujours le premier jour de « la Beaucroissant », et par son activité se veut le jour le plus représentatif. C’est pourquoi elle est toujours associée à l’inauguration officielle, qui aura lieu cette année ce vendredi à 11 h (début de l’inauguration sur le stand du conseil départemental dès 10h ).

Au-delà du rendez-vous festif, la foire de Beaucroissant est un véritable rendez-vous économique dans le département et attire des visiteurs au-delà des limites de la région. Avec un chiffre d’affaires total de 600.000€, c’est aussi un rendez-vous capital pour la commune de Beaucroissant explique son maire Georges Civet : « C’est 1/3 du budget communal. Nous commençons à préparer les deux rendez-vous (avril et septembre) dès le 15 janvier, et à partir du 5 mai nous consacrons notre travail à la foire de septembre. »

Un évènement capital qui connaît pourtant cette année des contraintes d’organisation difficiles. La raison : l’IBR, une maladie bovine, qui a touché la foire en avril dernier. D’après M.Civet, cette foire pourrait être une foire de transition pour certains marchands. En effet, suite à l’épisode d’avril, le conseil municipal et le service foire ont décidé de réorganiser la foire aux bestiaux. Sa superficie est réduite et fermée. Les éleveurs ou négociants de bovins doivent présenter un cheptel indemne de maladie IBR avec prise de sang obligatoire pour chaque bête. Les contrôles d’identification se feront sous la responsabilité des vétérinaires sanitaires, avec l’appui de la direction départementale de la protection des populations, des représentants de la commune et du GDS.

« Les normes IBR existent depuis 2006, mais étaient peu appliquées. Cette maladie ne rend pas la viande impropre à la consommation, mais il faut séparer les animaux malades des animaux de concours, afin qu’ils ne perdent pas leur label. » Une contrainte qui a refroidi une grande partie des forains, puisqu’un seul marchand de bovins devrait être présent cette année, contre une quinzaine les années précédentes. « Les normes seront applicables partout dès l’an prochain pour les chevaux » explique le maire de la commune, les marchands devraient donc se mettre petit à petit dans le cadre.

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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