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Musique : la 12e Biennale Massenet donne de la voix

Loire le 23 mai 2015 - Daniel Brignon - Musique - article lu 219 fois

Musique : la 12e Biennale Massenet donne de la voix
La voix à l'honneur avec notamment les Choeurs et solistes de Lyon

Une recréation à nouveau sur les planches de l'Opéra Théâtre de Saint- Étienne pour la 12e édition du festival Massenet restituant une page oubliée du patrimoine romantique français, l'opéra de Reynaldo Hahn emprunté à Shakespeare : Le marchand de Venise. Elève de Massenet, Reynaldo Hahn s'inscrit dans un héritage. Il « a choisi la meilleure part : celle du chant, du chant éternel qui charme et qui émeut », écrivait Henri Collet en 1935 dans Lyrica.

Élève de Massenet, Reynaldo Hahn a commencé à écrire cet opéra au cours de la Première Guerre mondiale. Bien que la pièce de Shakespeare qui inspire le livret de cet opéra soit une comédie, l’œuvre contient aussi des passages d’une grande intensité tragique, qui vont inspirer à Reynaldo Hahn une des pages les plus réussies de sa production, injustement méconnue. La Biennale Massenet redonne vie à cette œuvre en confiant la mise en scène au talentueux Arnaud Bernard, qui propose une lecture actuelle du chef-d’œuvre de Hahn, lequel aborde comme dans la pièce de Shakespeare le thème de l’antisémitisme. Un propos sensible et d’actualité pour Arnaud Bernard qui veut « développer une réflexion plus large, plus universelle, obliger justement à réfléchir… Éviter de stigmatiser, éviter les manichéismes et les facilités, éviter les jugements hâtifs… ». Avec l’orchestre symphonique de Saint-Étienne Loire sous la direction de direction Franck Villard.

Grand Théâtre Massenet, mercredi 27 et vendredi 29 mai à 20 h, dimanche 31 mai à 15 h.

Mélodies de Hahn

De Hahn le festival proposera encore un florilège de mélodies. Reynaldo Hahn s’illustra en effet particulièrement dans ce genre, laissant plus de cent mélodies, autant de perles musicales sur les vers de Verlaine, Hugo, Gautier, Daudet.

Théâtre Copeau vendredi 12 juin à 20 h.

Cantates profanes

Les Cantates profanes de Massenet constitueront la découverte du compositeur stéphanois avec deux cantates écrites en 1877 et 1887, considérées aujourd’hui comme de petits chefs-d’œuvre. Inspirées des Métamorphoses d’Ovide, Narcisse et Biblis seront présentées par l’Orchestre symphonique et le Chœur lyrique Saint-Étienne Loire sous la direction de Giuseppe Grazioli avec une autre page du compositeur : Louise de Mézières, la cantate présentée au Prix de Rome en 1862.

Grand Théâtre Massenet, jeudi 4 juin à 20 h.

Labo#2 « Corps vocal »

Le Festival Massenet convoque un projet original « saisissant », sur une création musicale contemporaine de Samuel Sighicelli qui s’inspire en le revisitant  du répertoire a cappella du Moyen Âge et du début de la Renaissance, dans sa forme de chant pur, nu, tels les chants d’amour courtois d’Adam de la Halle, les polyphonies virtuoses de Janequin ou de Josquin des Prés. Bernard Tétu à la tête des chœurs et solistes de Lyon interprétera ce programme qui inspire en même temps à Yuval Pick une chorégraphie originale pour cinq danseurs.

Théâtre Copeau, mardi 2 juin à 20 h.

Tout en couleurs

Dans un concert intitulé « La musique tout en couleurs », Daniel Kawka et son Ensemble orchestral contemporain ainsi que la mezzo-soprano Isabel Soccoja brossent les couleurs chatoyantes des pièces de Maurice Ravel (Trois poèmes de Mallarmé, Le Tombeau de Couperin), forcent le trait avec Folk Songs de Luciano Berio inspiré de musiques populaires, et peignent les Treize couleurs du soleil couchant de Tristan Murail.

Théâtre Copeau, lundi 15 juin à 20 h.

Musique de chambre

Le Quatuor Debussy viendra défendre le répertoire de musique de chambre français à travers l’œuvre de trois compositeurs : Lekeu, Saint-Saëns et Lalo. De ce dernier ils proposent le Grand quintette en la bémol avec piano, véritable bijou musical qui a été retrouvé récemment et qui n’a pas été joué pendant près de 150 ans. Au programme également le Quintette avec piano de Saint-Saëns, composé à 20 ans pour les soirées familiales par le musicien qui a contribué à la renaissance d’un genre auparavant délaissé en France.

Théâtre Copeau, mercredi 17 juin à 20 h.

Concert symphonique

Pour conclure le festival, le concert symphonique met à l’honneur deux compositeurs français souvent considérés comme académiques. Pourtant les œuvres au programme révèlent chacune de grandes personnalités musicales : L’Apprenti sorcier et Symphonie en ut majeur de Paul Dukas ; Concerto pour violon n°3 en si mineur de Camille Saint-Saëns. Avec la jeune violoniste Fanny Clamagirand, et l’Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire sous la direction de Rani Calderon.

Grand Théâtre Massenet, jeudi 18 juin à 20 h.



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