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Saint-Etienne : l'utilisation de la Bourse du travail en question

Loire le 31 mai 2015 - Emilie Massard - Société - article lu 940 fois

Saint-Etienne : l'utilisation de la Bourse du travail en question
Emilie Massard - La bourse du travail fait partie de la réflexion que mène la municipalité sur le secteur des Ursules

Inoccupée et inutile pour certains, historique et sanctuaire de la défense des salariés pour d'autres, la Bourse du travail a fait récemment parler d'elle à Saint-Etienne. L'occasion de s'intéresser de plus près à ce bâtiment qui a fait les beaux jours de l'histoire sociale et syndicale stéphanoise.

Le Front national stéphanois et la CGT se sont invectivés à coup de tribunes libres et de communiqués de presse à son sujet. Il faut dire que la visite racontée par le groupe Saint-Etienne Bleu Marine dans le magazine municipal a fait grand bruit dans les couloirs de la bourse du travail : « corridors sans fin et bureaux sans âmes, l’endroit n’est plus fréquenté que par des dinosaures nantis, […], il faudra bien trouver une autre destination pour ce bel édifice ». Des propos qui ont immédiatement fait réagir les syndicats qui sont hébergés dans l’immeuble, pour eux autant d’utilité publique que l’école, l’université ou la mairie. « Les bourses du travail doivent rester le refuge des salariés exploités », martèle la CGT Loire.

Une histoire très marquée, mais aujourd’hui ?

Le bâtiment, inauguré en 1904 par Jean Jaurès, 3e bourse du travail construite en France, abrite depuis la vie syndicale ligérienne, historiquement très implantée de par la présence des industries minières et métallurgique. Aujourd’hui encore, le bâtiment, propriété de la municipalité, héberge 10 syndicats dont les représentants travaillent sur place et assurent des permanences ouvertes au public. Les salles du rez-de-chaussée, dont la salle Sacco et Vanzetti rénovée dernièrement, accueille régulièrement des manifestations publiques ou des expositions.

« Le bâtiment symbolise l’époque où Saint-Etienne était une capitale industrielle, rappelle Denis Chambe, adjoint au maire en charge des bâtiments. Plusieurs parties sont inscrites au répertoire des Monuments historiques comme la salle Sacco et Vanzetti, la salle des fêtes, les toitures, les façades ainsi que le péristyle. »

Quant à son usage, pas de discussion pour le moment sur un éventuel changement de destination. « Le bâtiment s’inscrit dans un périmètre sur lequel la municipalité réfléchit actuellement, qui va de la place Grenette à la place Albert-Thomas, précise Denis Chambe. La Bourse du travail fait partie de la continuité patrimoniale de ce secteur, et nous réfléchissons aussi à la réfection de l’immeuble. » Pour autant, des réfections lourdes du bâtiment, comme les façades par exemple, ne sont pas d’actualité pour le moment.

Emilie Massard



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