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L'UPR veut plus de démocratie à la Région

Isère le 27 novembre 2015 - Xavier ALIX - Politique - article lu 273 fois

L'UPR veut plus de démocratie à la Région
Raphaël Budin est tête de liste UPR dans l'Isère

Fondée en 2007, l'Union républicaine populaire (UPR), parti qui souhaite absolument sortir de l'UE, et qui revendique près de 9 000 adhérents en France présente aussi des listes à ces élections régionales.

Souverainiste l’UPR ? Raphaël Budin ne le conteste pas sauf que « dès que l’on met un “iste“… on vous colle très vite une étiquette négative... Nous avons été classés “divers“ par le ministère de l’Intérieur, nous ne sommes ni de droite ni de gauche, mais un rassemblement de citoyens qui estiment qu’il faut sortir d’une Europe non démocratique ainsi que de l’Otan.»

Raphaël Budin, 22 ans, est la tête de liste Isère UPR pour ces élections régionales. A l’échelle de Rhône-Alpes Auvergne, c’est le musicien Alain Fédèle qui mène le parti. Habitant Brangues où il s’est présenté aux dernières municipales, cet intérimaire titulaire d’un bac pro gestion et protection naturel de la faune, estime avoir trouvé dans le parti fondé et présidé par François Asselineau (ex haut fonctionnaire, à plusieurs reprises directeur de cabinet ministériel) les « réponses que jusque là je ne trouvais pas. Je me posais beaucoup de questions sur l’état de la société, de l’économie, des problèmes culturels. Les médias stigmatisent telle classe, telle communauté. L’UPR, lui, donne des réponses plus crédibles basées sur les faits, l’Histoire de France, la constitution de cette nation. »

« Quitter une Europe ultra libérale et irréformable», « redonner aux Français la liberté de choisir eux-mêmes leur destin » ne font cependant pas un programme régional. Mais « si les grandes décisions de la politique locale sont prises à l’extérieur de la région, c’est-à-dire dans les traités européens, notre programme régional pourra sur certains points non négligeables redonner sa place au citoyen. » « L’UE ne peut pas négliger complètement les régions. Et nous avons encore droit, au moins, à l’expression », souligne R. Budin. Par exemple sur les TER où le parti entend « s’opposer » à la privatisation en 2019.

Le droit à l’expression des citoyens, l’UPR a pour ambition de l’instaurer à la Région : référendum local d’initiative populaire, commission citoyenne de contrôle du conseil à partir d’une liste de volontaires tirés au sort, référendum systématique pour les projets clivants... Rayon économie, comme d’autres partis, l’UPR souhaite mettre le paquet sur l’apprentissage pour profiter d’un potentiel inexploité. Mais aussi réorienter massivement les aides économiques vers les PME/TPE locales ainsi que l’artisanat « plutôt que d’aider des multinationales ». L’aide aux entreprises devra faire l’objet d’un engagement sur l’emploi à travers une charte.  A noter aussi vis-à-vis de l’agriculture, la volonté de créer des centres régionaux de distribution de produits agricoles sur le modèle Amap.

Xavier Alix



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