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L'UDI de la Loire veut mettre fin à ses divisions pour préparer son avenir

Loire le 21 juin 2016 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 308 fois

L'UDI de la Loire veut mettre fin à ses divisions pour préparer son avenir
UDI Loire - Au soir de l'élection l'ancien et le nouveau président de l'UDI Loire saluent l'unité retrouvée

Après trois années tumultueuses pour l'UDI de la Loire, les adhérents de la formation centriste ont désigné Gilles Artigues à la présidence de leur mouvement. Le signe que chacun des leaders a compris la nécessité de taire leurs différents pour pouvoir compter à l'avenir.

« Rassembler les centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens. » La citation de François Bayrou date de mars 2011, mais est passée à la postérité tant elle dépeint la vie de ce courant politique ancien qui s’est « réincarné » dans l’Union des démocrates et indépendants (UDI).

Le parti, fondé par Jean-Louis Borloo à l’automne 2012, s’était organisé au plan local avec des élections internes en juin 2013. François Rochebloine était ainsi devenu le premier président de l’UDI de la Loire en réunissant 75,5 % des suffrages. Son mandat n’a pas été de tout repos, le député devant même affronter une fronde au printemps 2015 soutenue par 23 élus UDI déplorant « que ne soit organisée aucune vie de parti » et dénonçant « des choix personnels calamiteux » lors des élections municipales et départementales. Des prises de position qui avaient entraîné des suspensions à titre conservatoire.

L’élection de Gilles Artigues à la présidence de l’UDI de la Loire dimanche 18 juin, avec 88 % des suffrages exprimés, est le signe que les formations diverses qui composent le parti ont admis la nécessité de mettre fin à leurs querelles. Elles leur ont causé du tort sur le plan électoral. C’est la condition qui doit leur permettre de préparer les élections législatives et sénatoriales de 2017. L’UDI souhaite pouvoir présenter des candidats centristes dans la première circonscription de la Loire, aujourd’hui représentée par le député socialiste Régis Juanico, et dans la troisième circonscription détenue par François Rochebloine qui sera très vraisemblablement candidat à sa réélection. Le ticket qu’il formera avec son suppléant reste à définir, mais le nom d’Emmanuel Mandon est sur toutes les lèvres. Quant à l’élection sénatoriale, personne aujourd’hui ne fait officiellement acte de candidature, mais les ambitions sont nombreuses.

Cet esprit d’union retrouvé, Gilles Artigues le revendique. « Je suis satisfait d’avoir pu réunir tout le monde. D’ailleurs si un autre candidat s’est présenté à la présidence (Jean-Marie Pabeau, président de l’Alliance centriste, Ndlr), une seule et unique liste pour le conseil départemental était soumise au suffrage des adhérents. » En gage de bonne volonté, la vice-présidence devrait revenir à un membre du Parti radical de Michel Thiollière. Le poste de délégué départemental, dont la désignation est faite par les instances nationales du parti sur proposition départementale, devrait être assumé par Emmanuel Mandon.

Mathieu Ozanam



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