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L’immobilier de luxe, pourquoi et pour qui ?

Loire le 04 avril 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 817 fois

L’immobilier de luxe, pourquoi et pour qui ?
Emplacement, volumes importants, luminosité, peu de produits répondent à ces critères aujourd'hui à Saint-Etienne (© XXL Atelier - Fabien Jallon)

Les 4, 5 et 6 avril au zénith, Logic-Immo et le Crédit agricole Loire Haute-Loire organisent la 15e édition du salon de l’immobilier de Saint-Etienne.

Un rendez-vous qui regroupera les professionnels du secteur et les futurs acquéreurs en quête d’offres et de solutions pour leur projet immobilier. A Saint-Etienne, où le marché est particulièrement tendu, les problématiques ne manquent pas dans le secteur : loyers très bas et toujours en baisse, taux de vacance important, etc. Pour sortir de la crise, certains misent sur l’immobilier haut de gamme.
Mais l’immobilier haut de gamme, ou l’immobilier de luxe, qu’est-ce que ça veut dire à Saint-Etienne ? Il semble difficile de s’accorder sur une définition. « Il faut déjà savoir de quoi on parle, à Saint-Etienne on n’a pas forcément cette culture du haut de gamme, estime Fabien Jallon, qui dirige le cabinet d’architecte XXL Atelier. Le haut de gamme ne se résume pas forcément à mettre du grand carrelage et des belles faïences, il faut penser le projet en termes d’emplacement, d’architecture, de volumétrie, etc. » Difficile de faire le tri dans les annonces des promoteurs qui usent parfois du terme « haut de gamme » un peu facilement.
Stéphane Masini, directeur commercial du groupe Créquy, définit aussi la notion avec de nombreux critères : « Pour du haut de gamme, il faut un emplacement intéressant, du stationnement, des extérieurs, des espaces verts, beaucoup de lumière et de volume. Ca n’est pas forcément du tape-à-l’œil. »  Le prix est bien sûr un critère important. Au-delà de 3 000 €/m² sur le marché du neuf on peut se considérer dans un standing intéressant. Aujourd’hui, pourquoi les promoteurs décident-ils de se positionner sur du haut de gamme à Saint-Etienne ? « D’abord parce que l’offre est quasi inexistante sur le marché stéphanois », note Stéphane Masini. C’est aussi un positionnement assumé pour attirer de nouveau les populations qui continuent à quitter Saint-Etienne pour sa périphérie. « Il faut donner aux gens l’envie de revenir, et pour ça je pense qu’il faut tirer la qualité vers le haut », estime Fabien Jallon. « Il faut attirer les investisseurs et les futurs propriétaires et qu’ils aient de nouveau confiance dans la ville. Ces gens qui sont partis en périphérie de la ville ne trouvent pas aujourd’hui les produits qui correspondent à leurs besoins dans le centre-ville, c’est un challenge intéressant de développer ces programmes pour les attirer. » Mais ces futurs acquéreurs alors, qui sont-ils ? Des investisseurs d’abord, mais pour le cas de Créquy, « on veut qu’ils puissent se positionner sur le marché de la résidence principale. Quelques uns ont acheté pour investir, mais aussi dans l’objectif de revenir y passer leurs vieux jours. » Certains promoteurs sont plutôt spécialisés dans la clientèle de résidence principale, comme le promoteur lyonnais PGT : « On a des personnes âgées qui souhaitent se rapprocher du centre-ville, de jeunes couples qui font un premier achat et qui habitaient déjà dans la ville, où bien des quinquagénaires ou sexagénaires qui vivaient en périphérie et qui souhaitent revenir en ville », note Marie-Charlotte Perrier, en charge de la commercialisation chez PGT. Des catégories socio-professionnelles plutôt élevées, mais aussi moyennes grâce à des aides diverses.

Emilie Massard


Des projets qui se développent à Saint-Etienne

Le promoteur PGT s’est lancé dans les prémices du haut de gamme dans les années 2000 avec l’immeuble le Galatée tout près de la Grand’Poste. « La commercialisation n’a pas été facile au début, se souvient Marie-Charlotte Perrier. Mais quand le chantier a commencé et que les acheteurs potentiels ont pu se rendre compte de la valeur ajoutée, c’est allé plus vite ». Le promoteur a piloté plusieurs constructions autour de l’îlot Chavanelle (rue du Bois, rue Pointe-Cadet), et construit actuellement un immeuble de standing dans le quartier de Carnot, dont il reste une vingtaine de logements à vendre, autour d’une moyenne de 2 700 €/m².
Le cabinet XXL Atelier lancera bientôt les travaux du projet piloté par Lotir Rhône-Alpes dans l’immeuble qui abrite l’actuel cinéma du Royal. « L’avenue de la Libération est une belle avenue, proche des commerces, des lycées, des loisirs, des accès autoroutiers, etc. L’emplacement était idéal pour un projet haut de gamme en se démarquant avec un projet architectural contemporain. » Les logements en duplex et les plateaux libres qui composeront le programme seront en vente autour de 3 000 €/m². Bâtiment historique, la Condition des Soies fait partie des projets phares de l’immobilier de luxe à Saint-Etienne. 30 logements rénovés dans ce bâtiment chargé d’histoire, dont la majorité est déjà commercialisée malgré des prix élevés, au-delà de 4 000 € du m². « Devant la somme des travaux nécessaires à la rénovation du bâtiment, nous avons choisi de tirer la qualité par le haut pour qu’il conserve l’image qu’il avait, explique Stéphane Masini. Et le public pour ce genre de produits est au rendez-vous puisque la majorité des appartements est vendue, et qu’il y a déjà des demandes de location auprès des investisseurs. »



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