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Crise agricole : L'explication de texte des agriculteurs

Loire le 16 septembre 2015 - Mathieu Ozanam - Agroalimentaire - article lu 127 fois

Crise agricole : L'explication de texte des agriculteurs
FDSEA - Des agriculteurs de Sauvain le 3 septembre, dont deux ont fait le trajet en tracteurs jusqu'à Paris

Les 150 agriculteurs ligériens montés à Paris pour la manifestation nationale organisée par la FNSEA étaient déçus de la faible implication des parlementaires de la Loire. Ils les ont invité à les rencontrer.

Cette fois les parlementaires de la Loire avaient répondu présents à l’invitation de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, certains se faisant représenter ou excuser. « Deux parlementaires de la Loire étaient à Paris seulement, regrette Gérard Gallot, président de la FDSEA. Nous voulions aujourd’hui faire le point avec eux sur les mesures obtenues après les actions de cet été. » Sur le pavé parisien les échanges avec les députés venus à leur contact les ont « déçu » face à l’incompréhension qu’ils ont perçu de leurs problèmes et des enjeux du secteur agricole.

Dans la Loire, la situation est différente semble-t-il. « Je pense qu’ils ont entendu le message. Ils nous ont dit leur volonté de faire front commun à l’Assemblée générale en créant un groupe trans-partis pour faire passer le message auprès de leurs collègues. » Le député socialiste de la Loire Régis Juanico assure qu’ « il y a l’union sacrée, quelque soit nos sensibilités politiques sur ce sujet ».

Après un premier plan de soutien aux éleveurs en juillet, le chef du gouvernement Manuel Valls a annoncé une « année blanche » en 2015 pour le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficulté. « Financièrement les agriculteurs de la Loire en ont besoin », a commenté Régis Juanico. Les représentants de la FDSEA et des JA souhaitent que « l’argent arrive rapidement » et jugent que l’appui des parlementaires sera nécessaire dans leurs échanges avec les établissements bancaires. Selon eux, ces mesures d’urgence ne sauraient suffire, « j’espère que des décisions seront prises à Bruxelles concernant la politique des prix. Le ministre de l’Agriculture doit convaincre ses collègues européens », insiste Gérard Gallot.

Mathieu Ozanam



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