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L'entrepreneuriat dans l'optique de Rodolphe Linage

Rhône le 02 octobre 2015 - S.B. - Commerces - article lu 1544 fois

L'entrepreneuriat dans l'optique de Rodolphe Linage
D.R. - Rodolphe Linage est originaire de l'Ouest lyonnais auquel il reste très attaché

Originaire de l'Ouest lyonnais, Rodolphe Linage a construit un réseau de 25 magasins d'optique, regroupés sous sa propre enseigne, Côté Optique. Dirigeant discret, il trace sa voie prudemment, mais sûrement.

En mai dernier, Rodolphe Linage finalisait la reprise de 8 magasins d’optique indépendants dans le département de l’Oise. Une opération venue enrichir son réseau déjà conséquent de 17 magasins répartis sur une ligne allant de Valence à Beaune. « C’est un développement sur 15 ans, volontairement prudent et raisonné », souligne en préambule le président-fondateur. Plus coureur de fond que sprinter - pour emprunter l’analogie aux sportifs de haut niveau dont il admire l’endurance et la détermination -, le dirigeant a commencé avec un magasin à Tassin-la-Demi-Lune. Originaire de l’Ouest lyonnais, auquel il reste très attaché, il a choisi « naturellement » de s’y installer après son BTS Opticien de l’Ecole supérieure des opticiens de Paris.

« L’indépendance est venu d’une opportunité. Et puis je n’avais pas envie de m’inscrire dans une grande chaine nationale. J’ai imaginé un concept différent : le magasin dont j’avais envie pour me procurer des lunettes », souligne-t-il. L’opticien remplace les banques d’accueil par des fauteuils de cuir confortable. Il ajoute tapis et tableaux, recréant l’intérieur chaleureux d’un salon bourgeois. Il mise surtout sur l’accueil, « définitivement incontournable ». Résultats : il ouvre 7 magasins en 10 ans, dupliquant le modèle initial à succès. « Je n’avais pas programmé un tel développement au départ. Le cheminement est venu progressivement en étudiant, pas à pas, les mécanismes de fonctionnement d’une entreprise. » 

Car à 20 ans, le jeune homme, peu intéressé par la chose scolaire mais passionné d’équitation qu’il pratiquait à un niveau de compétition régionale, s’imagine plutôt entraineur qu’entrepreneur. « Une discussion avec un professeur d’équitation a changé ma vision des choses. Il m’a déconseillé de suivre cette voie », confie-t-il. Résigné, mais avec l’envie de montrer ce dont il est capable, il fait le pari d’un métier polyvalent qui comprend une « partie commerciale, technique et manuelle où l’on peut encore saisir des opportunités ».

Des occasions qu’il ne manque pas dès qu’elles se présentent. Dix ans après son premier magasin, il intègre à son groupe 7 autres magasins, sous enseigne Atoll (3 autres viendront s’ajouter à la liste). Pour cette fois, l’indépendant enfreint son postulat d’origine. « Mon idée était de me développer sur un autre créneau, complémentaire du mien », justifie-t-il. Néanmoins, il y impose la même gestion que dans ses magasins initiaux, des produits et des procédures de travail communes et mutualisées.

« Nous fonctionnons comme un groupe même si chacun des magasins conserve sa propre entité. Je tiens à ce que chaque lieu cultive sa différence et ses spécificités locales. Chacun doit se fondre dans l’activité commerciale et sociale de son secteur, comme le ferait un commerçant de village », détaille-t-il.

Désormais à la tête de 25 magasins (110 collaborateurs, 15 M€ de chiffre d’affaires environ), le quadragénaire la garde néanmoins sur les épaules, s’attachant à structurer ses activités, s’imposant la rigueur et la méthode - toujours elle - des sportifs de haut niveau. « La réussite par le travail », résume-t-il. S’il a depuis longtemps abandonné les chevaux pour le bureau - « faire de l’équitation de haut niveau demande beaucoup de temps » -, le compétiteur n’exclut pas de reprendre un jour le chemin des écuries. En attendant, il reste concentré, toujours à l’affût d’une nouvelle opportunité.



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