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L'Enise crée une filière génie sensoriel

Loire le 11 février 2015 - Emilie MASSARD - Industrie - article lu 721 fois

L'Enise crée une filière génie sensoriel
Emilie Massard - Roland Fortunier, directeur de l'ENISE, organisait une journée pour faire connaître la filière aux industriels

L'école d'ingénieurs stéphanoise organisait récemment une journée pour faire découvrir au public et aux industriels le génie sensoriel. Aujourd'hui simple option pour les élèves de l'école d'ingénieurs, ce domaine devrait faire l'objet d'une filière à part entière dès la rentrée prochaine.

Le génie sensoriel, qu’est-ce que c’est ? C’est la question à laquelle se proposaient de répondre enseignants et élèves de l’Enise dernièrement à l’occasion de la journée Senso Event. Dans sa définition la plus simple, le génie sensoriel est la prise en compte de la perception dans la conception d’un produit, d’un bâtiment ou d’un système.

« Aujourd’hui dans l’industrie il y a une vraie demande d’innovation, constate Roland Fortunier, directeur de l’Enise. Et dans le retour des consommateurs, ce qui fait la différence c’est le ressenti, la qualité perçue. Par exemple quand on achète une voiture, le choix se fait sur le ressenti du client dans l’habitacle plus que sur des questions de mécanique. » En résumé, c’est ce qui, sur un produit, attise un ou plusieurs des 5 sens du client pour l’inciter à choisir le produit. Le génie sensoriel peut donc entrer dans de nombreux aspects d’un produit : le marketing, le design, la conception, etc. « Historiquement, tout ce qui touche au sensoriel se faisait confidentiellement dans les entreprises, ça restait subjectif », ajoute Hassan Zahaouni, enseignant-chercheur en perception tactile. Le rôle d’une formation dans ce domaine va être d’introduire des matières comme la physique ou la métrologie pour obtenir une méthode scientifique et objective pour mesurer ces aspects sensoriels. »

Les élèves de l’Enise en génie mécanique ou génie civile étudient déjà cette matière comme une option. Et si l’école d’ingénieur met le paquet pour communiquer sur ce domaine et le faire connaître au public et aux industriels, c’est qu’elle devrait ouvrir une filière dédiée à la discipline dès la rentrée 2015 avec une promotion de 24 élèves pour commencer. Centrée sur le génie sensoriel, elle permettra aux élèves, recrutés en post-bac ou bac+2, de l’appliquer à la mécanique et au bâtiment. « C’est une première en France », précise Roland Fortunier. « Il y a une demande forte de la part des entreprises, et notamment dans l’industrie du luxe et de la cosmétique, ou les métiers de l’énergie, du transport et du bâtiment qui recrutent dans ce domaine. Le génie sensoriel permet d’apporter une vraie valeur ajoutée au produit, c’est ce qui peut faire la différence et permettre qu’on continue à produire en France. »

Emilie Massard



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