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L'économie équine désarçonnée

Loire le 06 mai 2015 - Xavier Alix - Économie - article lu 152 fois

L'économie équine désarçonnée
© Stocklib / Philippe Halle - Quel sera l'impact exact d'une TVA à 20 % sur l'enseignement équestre ?

L'impact exact d'augmentation de la TVA dans l'enseignement n'est pas encore mesuré mais les signaux de 2013 sur la filière, particulièrement présente dans la Loire, n'étaient pas au mieux selon un observatoire économique.

1 600 emplois en 2013 : 18 % du total régional. C’est le poids de la filière équine dans la Loire, 2e département rhônalpin en « emplois équins » après l'Ain selon l’observatoire économique régional (OER) réalisé par les Conseils des chevaux en partenariat avec l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) avec le soutien de la Région.

Après 2007 et 2011, une 3e édition aux déclinaisons départementales précises est sortie. 442 enquêtes téléphoniques (15 % dans la Loire) ont été réalisées en 2014 sur les comptes 2013, approchant l’ensemble des métiers : établissements équestres (centres, pensions, organisateurs d’événements), éleveurs (loisir, sport, viande, courses), entraîneurs de courses, cavaliers pros et/ou marchands, sociétés de courses, maréchaux-ferrants, vétérinaires et fournisseurs d’aliments et équipements. En 2013, 701 entreprises (20 % de Rhône-Alpes) composaient ainsi la filière ligérienne - d’abord, et de loin, des éleveurs (408 en activité principale) suivis des établissements équestres (99) -  pour un chiffre d'affaires de 45,5 M€, 12 % du CA régional.

400 emplois supplémentaires en 5 ans

Alors que les indicateurs étaient assez positifs il y a 5-6 ans, la filière qui a gagné 400 emplois dans la Loire de 2008 à 2013 s’interroge sur son avenir : recul du pouvoir d’achat des clients, impact de l’ouverture des paris sportifs et fameux passage de la TVA de 7 à 20 % dans l’enseignement (50 % des revenus de centres) exigé par l’UE. « L’enquête datant de 2013, il est encore trop tôt pour mesurer l'impact exact de la mesure. Certaines prestations comme l’utilisation d’infrastructures restées à 5,5 % ne sont pas concernées », signale J.-B. Lafforgue de l’IFCE. Reste que la Loire voit son CA global reculer de 14 % en 2 ans. Tendance valable pour la majorité des acteurs. Mais à la différence de la moyenne en Rhône-Alpes, cavaliers pros-marchands et maréchaux-ferrants de la Loire constatent une stabilité du CA entre 2011 et 2013. Et le chiffre progresse même chez les éleveurs et vétérinaires.

Mais « progression du CA ne veut pas dire du revenu, relativise J.-B. Lafforgue, les coûts d’exploitation (matières premières, alimentation etc.) augmentant en parallèle. » D’ailleurs, le nombre d’éleveurs ligériens a reculé de 10 % entre 2013 et 2014. Celui des licenciés aussi notamment chez les - 18 ans (7 809 dans la Loire contre 8 095 en 2012). Enfin, le CA des sociétés de course a été divisé par deux entre 2011 et 2013 !

Xavier Alix



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