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L'Eau Vive, un développement serein

Isère le 09 novembre 2015 - Laurent Marchandiau - Commerces - article lu 707 fois

L'Eau Vive, un développement serein
Eau Vive - L'Eau Vive comptera d'ici la fin de l'année 38 magasins dont 18 franchises.

Fondée en 1979 à Grenoble, repris en 2000, l'enseigne de magasins Bio, l'Eau Vive compte accroître la taille de son parc de magasins en franchise comme en propre. Un développement maîtrisé misant sur le conseil et la qualité de ses produits. Entretien avec son Pdg, Didier Cotte.

Pouvez-vous retracer brièvement l’histoire de l’Eau vive ?​

L’Eau vive a été créée en 1979 par Mme Madeor, place aux Herbes à Grenoble. Elle fut rapidement rejointe par M. Valin qui était jusqu’alors directeur de Carrefour Échirolles. Spécialisée dans le bio et disposant d’un fournil afin de fabriquer du pain bio, l’Eau vive comptait en 2000, huit magasins en propre dont quatre sur Lyon, deux sur Grenoble et deux à Chambéry. Pour l’anecdote, un magasin a été créé dans la galerie marchande de Carrefour Échirolles à l’époque, ce que nous ne faisons jamais. Dès 2000, j’ai repris l’Eau Vive en poursuivant la création de magasins en propre principalement sur la région Rhône-Alpes tout en développant un réseau de franchises. Aujourd’hui, nous disposons de 20 magasins en propre (sept d’origine, dix nouveaux créés et trois franchises rachetées) et quinze franchises.

Depuis ces dernières années, le bio connaît un certain engouement. Comment l’expliquez-vous ?

Le plus simplement du monde ! Avec les crises telles que le scandale de la viande de cheval (NDLR : Spanghero), il y a une perte de confiance voire une méfiance de plus en plus grande des consommateurs vis-à-vis des produits conventionnels. Ils veulent savoir ce qu’ils mangent.

Est-ce que tous les produits bio se valent ?

Au moins 95 % des ingrédients d’origines agricoles (hors eau, sel et additifs) d’un produit doivent eux-mêmes porter le label Bio. L’usage des OGM est interdit en principe, mais l’Union européenne autorise jusqu’à 0,9 % d’OGM dans la composition des aliments. Les arômes doivent être naturels tandis que seuls les additifs inscrits dans la réglementation sur l’agriculture biologique peuvent être utilisés. Les produits issus de la filière bio française sont valables. Pour ceux en provenance de pays étrangers, il faut s’assurer de leur traçabilité.

Vous avez opté pour un développement tranquille tandis que d’autres accélèrent l’ouverture des magasins bio. Pourquoi ?

Naturalia (groupe Casino), Biocoop (300 magasins en France), la Vie Claire (plus de 200 commerces)… Avec une trentaine d’établissements, nous sommes les challengers de la profession. Notre stratégie de développement repose sur un fait : je ne souhaite pas me sur endetter ni diluer le capital de l’entreprise que je veux transmettre à mes enfants. Le rythme que nous avons décidé, c’est un rythme économique et viable.

Face à une concurrence de plus en plus vive, comment vous différenciez-vous ?

Nous avons un fournil basé à Brié-et-Angonnes (jusqu’en 1999 à Gières) qui nous permet de fabriquer notre pain bio maison alimentant nos différents magasins. C’est un produit d’appel, de qualité. Notre carte de fidélité, c’est notre pain. Par ailleurs, nous disposons d’une large gamme de compléments alimentaires, un espace se rapprochant de certaines parapharmacies avec des produits sélectionnés pour leur efficacité.  À ce titre, dans chaque magasin, nous avons un référent "conseils dédiés" avec la volonté de devenir des spécialistes de la nutrition. Ce n’est pas parce qu’on mange bio que l’on mange bien. Il faut prendre sa santé en main. Hippocrate le traduisait par cette phrase : « que ton aliment soit ton médicament. » Nos clients ont besoin de conseils et sont très bien informés. C’est ce que nous leur prodiguons. Souvent, une personne commence à acheter bio en grande surface puis se dirige vers des anciennes spécialisées. Parce qu’ouvrir un magasin bio ce n’est pas seulement mettre des produits de qualité relativement abordable sur des linéaires, il y a un facteur humain très important !

Quels sont vos projets ?

Nous allons poursuivre notre développement sur le territoire français en ouvrant de nouvelles franchises notamment en ciblant des villes telles que Bordeaux, Nantes ou encore Strasbourg. C’est déjà le cas, une franchise de 280 m² a été inaugurée cette semaine à Chasseneuil-du-Poitou (près de Poitiers), d’ici décembre, nous ouvrons une franchise à Marseille ainsi qu’à Thionville (Moselle). Quant à nos magasins en propres, nous continuons notre maillage de la région Rhône-Alpes. Cet été, nous avons mis en place un système d’achat en ligne de type click & collect. Les clients peuvent commander sur notre site et venir chercher leur commande dans certains de nos magasins comme celui de Meylan. C’est un marché en croissance ou il ne faut pas se laisser déborder par la concurrence !

Propos recueillis par Laurent Marchandiau

 

L’Eau Vive en chiffres

- Siège social : Brié-et-Angonnes (Isère) ;
- Un bureau commercial à Lyon centralisant le service achat, le merchandising, la communication ;
- Une plateforme logistique à Saint-Quentin-Fallavier ;
- Un fournil produisant du pain bio maison à Brié-et-Angonnes ;
- Trois formats de franchises : 200 m² (centre-ville) / 300 m² (classique) et de 400 à 450 m² pour les établissements en périphéries des villes ;
- 35 magasins (38 d’ici fin 2015) dont 20 magasins détenus et gérés directement par l’Eau Vive et 15 franchises ;
- 10 000 produits référencés, dont 7000 actifs ;
- 180 salariés (hors franchises) ;
- Chiffre d’affaires 2014 : 30 M€ (hors franchises) / 55 M€ avec franchises ;
- Chiffre d’affaires prévisionnel pour 2015 (franchises incluses) : 60 M€.



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