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L'« atelier de papy »: une grotte aux trésors du XXe siècle industriel..

Loire le 11 juin 2015 - JC - Agglomération stéphanoise - article lu 999 fois

L'« atelier de papy »: une grotte aux trésors du XXe siècle industriel..
DR - Mathieu Momein dans son grotte aux trésors

Malgré son nom, « l'atelier de papy » (1), fouillis de pièces industrielles délaissées, que vient d'ouvrir Mathieu Momein, 22 ans, est très tendance à la frontière de l‘art et du design. Rencontre avec un jeune antiquaire décorateur dont la sensibilité acérée voit dans l'objet de rebut, la future création design qui valorisera un appartement, loft industriel de préférence.

 

Comment devient-on «  antiquaire d’objet industriel » ?

Tout petit, déjà, je  collectionnais les petites voitures anciennes,  j’étais passionné  de brocante, d’objets qui ont vécu, qui ont une histoire. J’ai continué de rechercher des objets délaissés du monde industriel « au design intéressant ». A 15 ans, j’ai revendu ma collection pour financer mes nouvelles acquisitions. Je ne suis pas d’une famille d’antiquaire, je me suis formé sur le terrain en courant les brocantes. J’ai fait  des études en  bac-pro mécanique et un BTS commercial, ce qui m’aide à restaurer les pièces anciennes de l’industrie. 

A 20 ans, j’ai créé ma première entreprise avec tous les objets provenant de l’industrie que j’avais achetés. Il faut  avoir l’oeil pour dénicher l’objet rare, et en même temps voir  comment  le faire vivre, le revisiter, le réinterpréter pour lui donner une autre fonction dans un esprit contemporain ».

 Avec qui travaillez-vous pour trouver ces objets et qui sont vos clients ?

Je suis souvent sur les routes ou à l’étranger, et aussi en contact avec un solide réseau de brocanteurs et d’antiquaires. Ils savent que ma sélection va tourner autour de mon univers, ma sensibilité, mais je préfère la démarche d’aller prospecter en direct, c’est plus intéressant et je me nourris de rencontres. Même si j’achète parfois pour des clients, mon choix c’est surtout l’objet « coup de coeur ». Mon but est de surprendre les gens, de créer un univers insolite et décalé. Ici, pour restaurer mes acquisitions, je travaille avec des artisans spécialisés locaux, des ferronniers d’art, des ébénistes.

Mes clients sont en majorité des professionnels, des architectes, des décorateurs, des collectionneurs, des publicitaires qui recherchent l’authenticité d’un produit, un design intéressant. Nous sommes très peu en France à faire ce métier; je travaille beaucoup par Internet, et 50 % de mes clients sont à l’étranger.

1 « l’atelier de papy » ZAC industrielle du tissot entre Roche et Saint-Genest-Lerpt, à côté de TL7

 

+ photo : Mathieu Momein

 

 

L’« atelier de papy » déborde de trouvailles surprenantes : en vrac, des boules de verres sur pied, américaines, pour les bulbes-gum, des caisses enregistreuses du début du siècles, des statuettes anciennes en bois de vanneau huppé qui servaient de leurre aux chasseurs, des lampes homophones du début du siècle, une vieille horloge de gare, un punching-ball, un tablier de soudeur, tous deux en cuir, des plaques de voitures américaines, des pièces de l‘industrie, bobines robinets, boulons à réinterpréter et meubles vintages signés ou non…



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