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L'association des maires de la Loire toujours remontée contre la loi NOTRe

Loire le 10 juillet 2015 - Louis Thubert - Politique - article lu 465 fois

L'association des maires de la Loire toujours remontée contre la loi NOTRe
Louis Thubert - Jean-Paul Chouvellon et Jean-François Barnier.

Jean-François Barnier, président de la fédération ligérienne de l'AMF et Jean-Paul Chouvellon, directeur, dénoncent la loi qui vise à réorganiser le territoire. Ils prévoient de nouvelles actions dans le département pour le 19 septembre. des projets qui ont été abordées à l'occasion de l'assemblée générale de l'association qui s'est tenue lundi 6 juillet à Montbrison.

Vous êtes fermement opposés à la loi NOTRe. Pourquoi ?

Jean-François Barnier : C'est une loi qui créé des difficultés pour les communes et les habitants des communes. Toutes ces baisses de dotations, ce n'est pas anodin. Les patrons de BTP nous disent : " vous êtes en train de nous asphyxier " car nous ne leur proposons pas de nouveaux chantiers, mais ce n'est pas nous qui asphyxions, c'est l'Etat par la baisse drastique des dotations !

Jean-Paul Chouvellon : Nous ne sommes pas contre le fait que tout le monde participe à l'effort budgétaire (les Régions, les Départements...) mais nous n'avons pas envie de jouer au jeu du garrot.

Quelle solution préconisez vous ?

J.-F. B. : L'étalement des baisses de dotations sur une période plus longue. Cette baisse trop forte est incompatible avec le mode de fonctionnement d'une commune. Nous avons des frais de personnel incompressibles, et nous subissons, comme tout le monde, les hausses des tarifs de l'assurance ou de l'électricité. Il faut que le gouvernement relâche le garrot. On demande aussi une pause dans la " normification " : les nouvelles réglementations engendrent des coûts. La situation devient explosive dans certaines communes, dès 2016 selon un rapport sénatorial ! Si les baisses continuent les communes n'auront pas suffisamment d'argent pour faire tourner la boutique. Alors on peut fermer les crèches, les piscines, ça fera de belles économies, mais ce sera la population qui sera touchée.

J.-P. C. : Dans le département, plusieurs communes pourraient être en difficulté dans les années qui viennent, et pas forcément à cause d'une mauvaise gestion. Le maire de Saint-Haon-le-Châtel a notamment dénoncé cette situation.

Envisagez-vous des actions de protestation ?

J.-F. B. : Nous avons prévu de sensibiliser la population le 19 septembre, dans nos communes. On ne sait pas encore quelle forme cela peut prendre, mais le but est de faire pression avant le congrès de l'association des Maires de France en novembre prochain.

 



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