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L’Asile de nuit poursuit sa diversification

Loire le 12 juin 2014 - La Rédaction - Agglomération stéphanoise - article lu 1492 fois

En 2013 l’Asile de nuit de Saint-Etienne a accueilli 316 personnes, ce qui représente 12 000 nuitées et 30 000 repas servis dans ses différents services : l’accueil d’urgence qui a vu l’arrivée en 2013 de 304 nouvelles personnes dont un grand nombre de jeunes, un tiers au moins ayant moins de 25 ans ; le service de stabilisation qui compte 16 résidents ; la Halte soins santé, un service de soins de suite pour des personnes sans logement sortis d’hospitalisation qui a accompagné 27 patients.

L’accueil de nuit pendant l’hiver a compté 281 personnes accueillies pour 2 264 nuitées. L’activité toujours nourrie a été perturbée cette année par les travaux qui ont été conduits sur l’un des bâtiments de l’Asile, nécessitant l’installation de bungalows dans la cour de l’établissement, un « tsunami », pour le directeur Bruno Bonnetain, qui a vu les résidents, « déjà fragiles, déstabilisés et bouleversés par les changements et ce chantier hors normes ».
Le chantier conduit par le Pact Loire qui s’est rendu propriétaire de l’ensemble du tènement auparavant détenu par la Ville, a concerné la réhabilitation compète d’un bâtiment vétuste datant de la fin du XVIIIe siècle. Il comprend la cuisine de l’Asile en rez-de-chaussée, et quatre chambres d’hébergement en étage, le tout loué à l’Asile, auxquels s’ajoutent quatre appartements réservé au Pact Loire. Un chantier au coût de 1,3 M€.
Le changement de propriété des locaux passés de la Ville au Pact Loire engendre des frais d’entretien et de gestion des locaux, auparavant assumés par la Ville qui pèsent aujourd’hui dans la gestion de l’établissement qui boucle son exercice 2013 avec un nouveau déficit, qui se creuse. Il était de 30 000 € en 2012 et en 3013 de 51 000 €, sur un budget d’1 M€, amené par des subventions à hauteur de près de 900 000 €, de l’Etat en grande partie (400 000 €), la Ville de Saint-Etienne particulièrement impliquée à hauteur de près de 200 000 €, le conseil général et la CPAM. L’Asile de nuit emploie 15 salariés et ne compte pas l’apport des bénévoles dans son activité.
L’Asile de nuit a dans ses projets immédiats l’ouverture d’un centre de soins gratuit, pour pallier l’absence de ce service anciennement assuré à Saint-Etienne par la Croix Rouge qui a fermé il y a quatre ans. Des locaux ont été mis à la disposition de l’association par la Ville rue Jo-Gouttebarge, reste à les équiper, pour un investissement estimé à 10 000 € par le président Dupoizat. Ce centre de soins fonctionnera avec du personnel médical bénévole, en cours de recrutement pour un montant de fonctionnement de 5 000 € annuels

D.B.



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