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L'arbre en ville, un climatiseur naturel

Rhône le 10 août 2014 - Fabien Rivier - Actualités - article lu 1179 fois

L'arbre en ville, un climatiseur naturel
(© Angel Sanhueza)

Au cœur du quartier de la Part-Dieu, la rue Garibaldi, qui était une véritable autoroute urbaine, est devenue sur une partie de son tracé (phase 1 d’un réaménagement qui en compte 3), un agréable espace public plus ouvert aux piétons, aux cyclistes… et aux végétaux.

En l’occurrence, 130 nouveaux arbres (une dizaine d’essences dont le chêne, le frêne, l’orme, et le cerisier), des graminées et plantes tapissantes venant s’ajouter aux 70 grands platanes ayant pu être conservés.
Et le Grand Lyon - qui a adopté en 2000 une « charte de l’arbre » réactualisée en 2011 - compte bien en faire un outil d’ « adaptation de la ville aux changements climatiques », l’un des objectifs de son «  plan climat ». Les anciennes trémies de la rue Garibaldi sont devenues des réservoirs pour recueillir l’eau pluviale. Une partie de cette eau servira à l’arrosage des plantations en période de sécheresse. L’objectif : réactiver la fonction climatisante des végétaux souvent stoppée par le manque d’eau en été.
« Il faut savoir qu’un arbre pompe l’eau du sol pour la restituer à 80 % par ses feuilles, sous forme de vapeur d’eau. Lors d’une sécheresse, il coupe cette évapotranspiration pour conserver des réserves d’eau. En mettant en place un système d’irrigation, il s’agit de remettre en route le phénomène d’évapotranspiration », explique Frédéric Ségur, responsable du service arbres et paysages au Grand Lyon.

Un platane équivaut à 20 climatiseurs

Et ce dernier d’indiquer que l’ensemble des feuilles d’un arbre adulte, tel l’un des grands platanes de la rue Garibaldi, représente la superficie d’un terrain de football… Pierre Abadie, le vice-président du Grand Lyon chargé de la voirie (à laquelle sont rattachés les arbres d’alignement), renchérissant : « Un platane équivaut à 20 climatiseurs tournant à plein régime ». Si l’on ajoute bien entendu l’ombre procurée par le feuillage, voilà de quoi rafraichir sérieusement l’atmosphère urbaine !  
Mais dans quelques proportions ? C’est ce que désire connaître le Grand Lyon qui va installer rue Garibaldi, dès ce mois d’août, d’une part des capteurs d’humidité pour savoir quand déclencher l’arrosage, d’autre part des capteurs de température pour mesurer les effets de l’évapotranspiration… Après comparaison avec les températures enregistrées sur la partie non-réaménagée de la rue. « L’idée étant d’automatiser, à terme, l’ensemble de la chaîne » précise Pierre Abadie.
Cette expérimentation, à laquelle se joindront des partenaires tels que l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), sera menée sur une période de cinq ans, avec des premiers résultats disponibles à l’été 2015.

Fabien Rivier



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