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Justice et arts se rejoignent au Petit Louvre

Loire le 11 juillet 2015 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Expositions - article lu 43 fois

Justice et arts se rejoignent au Petit Louvre
Béatrice Perrod-Bonnamour - Ninette Debarnaud, présidente des Amis du Petit Louvre, Monique Vialla, scénariste et vice-présidente

Pour leur saison estivale, Les Amis du Petit Louvre à La Pacaudière font toute la lumière sur l'affaire Peytel et les crimes en Roannais. À découvrir les photographies de Julien Moscardini, les toiles des élèves de Bernard Sapaly et des artistes de la région. Les combles sont habitées par les sculptures sur métaux et kakemonos de Giovani Scarciello ainsi que par les peintures art brut de son fils Jérémy.

Le 18 juin, 320 personnes avaient répondu à l’appel des Amis du Petit Louvre qui reconstituait à la salle Era le procès d’assises de l’affaire Peytel (1839) d’après l’ouvrage du bâtonnier P.-Antoine Perrod. Sébastien Peytel, notaire à Belley eut la tête tranchée pour avoir tué son épouse et son valet de chambre. Aurait-il dû bénéficier de circonstances atténuantes ? Oui en a décidé l’assemblée réunie récemment par Monique Vialla, metteur en scène, exceptionnel. C’est ainsi que dans le droit fil de la prestation théâtrale a été reconstitué tout le tribunal dans l’Espace Laurenchet.

Vivante est rendue la reconstitution, grâce aux caricatures talentueuses prises sur le vif des acteurs et signées d’Alain Butterlin, ancien directeur d’école à Changy. Parallèlement des journaux d’époque et  documents prêtés par  Jacques Rouzet, scénariste pour la télévision et écrivain,  retracent les grandes Affaires Criminelles du Roannais.

Salle Jeanne-Meyer, éclatent, joyeuses, les photographies en couleurs de Julien Moscardini. Il a capté  les plus beaux moments des 4 saisons habillant la campagne d’Urbize. Arbres, fleurs, fruits…  bocages, vaches sous la brume, au lever ou coucher de soleil font dire « que la campagne est belle ». Les toiles réalistes, (deux par artistes) des 11 élèves de Sapaly animent la salle Roanne. On craque pour un bouquet de fleurs jubilatoire, on croque des yeux des cerises d’un rouge éclatant.

Grimpez  jusqu’aux combles. Vous serez amusés par les sculptures en matériaux de récupération signées Scarcellio père, tout comme par ses Kakémonos. Sourire encore face aux peintures art brut de son fils  Jérémy.

Béatrice Perrod-Bonnamour

Jusqu’au 30 août. De mercredi à dimanche de 14 h à 18 h. Samedi de 10 h à 12 h. Entrée : 2,50 €, gratuit pour les moins de 12 ans.



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