Fermer la publicité

Julie Dahan : la restauration est dans son ADN

Loire le 03 juillet 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 1784 fois

Julie Dahan : la restauration est dans son ADN
(D.R.)

Bardage alu dont le design est à mettre au compte de Michel Granger, peintre, affichiste d’origine roannaise connu aux quatre coins du monde, double façades vitrées, trois kiosques ont fait leur apparition place des Promenades.


Reconfigurée dans le cadre du plan de rénovation du centre-ville de Roanne lors du mandat de Laure Déroche, quoi de mieux que la restauration pour faire revivre ce vaste espace végétal sans voitures ? Le Dahan Lounge est tout en transparence. Il donne indifféremment côté rue ou côté jardins. Alors que la municipalité lançait un appel à projet, July Dahan saisissait l’opportunité de réaliser son rêve : ouvrir un lieu de restauration rapide haut de gamme-bar loundge, original et cosy. « Je voulais un lieu qui sorte de l’ordinaire, qui n’existe pas encore ici. »
Pour la déco, elle a fait le choix des commerçants roannais. Les chaises Cartel et les tables Starck proviennent de la boutique de mobilier contemporain Alto, juste en face, les palmiers en pot ont été posés par la maison Demoras. Pour la note de couleur, le fuchsia tranche avec le noir des tables. Et lorsqu’on passe devant la nuit, le kiosque se transforme en grande boite magique où scintille la lueur des bougies. La terrasse extérieure et le coin canapés promettent de bons moments, de jour comme au fil des soirées. Même esprit côté carte avec un choix de paninis aux saveurs recherchées : foie gras/chutney, escargots/persillade, grenouilles, chèvre/abricot… Pour le plat du jour, poisson, langoustines, ris de veaux... Les salades suivent les mêmes thèmes. Parsemées de fruits de saison, on y retrouve l’une des touches de la maison, les saveurs sucrées/salées. Tous les desserts sont maison. « Tout est frais, acheté le matin même ». Les prix se situent dans la fourchette basse de ceux pratiqués sur cette terre de gastronomie.

« Je mangeais tous les jours au restaurant ! »

Ce premier lieu inauguré le 8 décembre, jour des illuminations, en même temps que la place, s’est enrichi le 1er juin d’un second kiosque à quelques pas. July avait dans l’idée d’ouvrir un glacier avec terrasse. Une offre qui n’existait pas encore à Roanne. Chose faite ! Idéal à proximité de l’aire de jeux pour enfants a et du multiplex. Et pour l’hiver ? « J’ai déjà des idées… ». Pour un ensemble harmonieux et qualitatif, un fleuriste a intégré un troisième kiosque. Chez Dahan, la restauration est inscrite dans l’ADN. July a toujours grandi dans un restaurant ou à proximité d’un stand de vente à emporter. Grands parents, parents, elle leur voue de l’admiration pour avoir toujours su retrousser leurs manches sans jamais compter leurs heures. « Mes grands parents et un de leur fils se sont installés à la grande foire de Beaucroissant sous une bâche tenue par quatre poteaux. Ils ont continué avec un bâtiment en dur et servaient jusqu’à 400 couverts à midi… ». Les foires de Beaucroissant, près de Grenoble, sont réputées. Elles remontent à 1219. Celle d’avril regroupe un millier d’exposants sur 15 ha tandis qu’en septembre, elle en compte 1 800 sur 30 ha ! Elles totalisent chacune de 300 000 à 800 000 visiteurs.
July Dahan est née comme de nombreux Roannais à la clinique du Coteau. Elle a vécu ensuite au gré des commerces tenus par sa famille. Ses parents ouvraient en 1975 le premier snack du centre commercial de la Part Dieu à Lyon avant de reprendre quelques années plus tard à Thizy (69) un bar restaurant pizzéria. « On peut dire que je mangeais tous les jours au restaurant ! ». En 1994, la Fête de la musique organisée à Roanne leur donne l’idée d’ouvrir un premier stand de vente à emporter : crêpes, gaufres, boissons... Petit signe du destin : ils s’étaient installés… place des Promenades. Ils réitéraient trois semaines plus tard à l’occasion de la fête du 14 -Juillet. Julie a pris l’habitude de leur donner un coup de main, mais elle finira par chercher sa propre voie ailleurs, notamment en faisant un détour par le prêt-à-porter, la bijouterie, l’hygiène ou la maintenance...
Auparavant, alors qu’elle avait 15 ans, un grave accident de scooter a forgé son caractère. Six mois d’hôpital, autant de chaise roulante et encore davantage à s’aider de béquilles lui ont donné une certaine approche de la vie. Mais bon sang ne saurait mentir. Lorsque la municipalité (déjà !) lançait Roanne Plage il y a 8 ans, ses parents ne rataient pas l’occasion. Elle revenait alors à ses premières amours en les épaulant, puis décidait de voler de ses propres ailes en reprenant le restaurant de la piscine du Coteau il y a 3 ans. Elle rachetait aussi le stand de vente à emporter de ses grands-parents sur la zone commerciale mi-plaine à Saint-Priest, à proximité d’Ikéa. « Un emplacement de première catégorie ! ».  L’aventure continue aujourd’hui à Roanne avec le Dahan Loundge. « Là, c’est différent. Je l’ai vraiment conçu, pensé. C’est mon bébé ».  

Aline Vincent


Date :
Le 8 décembre, l’ouverture de l’affaire dont je rêvais

Lieu :
Le bar-restaurant de mes parents, son ambiance, là où j’ai passé mon enfance

Personnage :
Mes grands-parents et mes parents, ma référence

Ambition :
Gravir les échelons petit à petit plutôt que d’arriver tout de suite très haut et retomber aussi vite

Phrase :
Petit à petit, l’oiseau fait son nid !



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide