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Jean-Pierre Batailler est un homme à choix

Loire le 22 mars 2015 - Xavier ALIX - Société - article lu 1755 fois

Jean-Pierre Batailler est un homme à choix
Xavier Alix - De 2012 à 2014, J.-P. Batailler était entre autres délégué académique du rectorat au numérique

Lyonnais d'origine, il a officiellement pris les fonctions de directeur académique des services de l'éducation nationale de la Loire en janvier dernier, remplaçant Serge Clément parti pour les Yvelines. Zoom sur une carrière de choix.

Jean-Pierre Batailler est un Rhônalpin. D’abord parce qu’il est né et a grandi à Lyon. Ensuite, parce que sa carrière façonnée par de fréquentes mutations l’a fait évoluer essentiellement dans la région. Ce qui n’a pas empêché des « détours » marquants : le Maroc à ses débuts ; la Corrèze plus récemment pour une première expérience de directeur académique de 2010 à 2012.

Bien avant d’intégrer les directions académiques, la vie de Jean-Pierre Batailler fut bien sûr celle d’un professeur. De Sciences et vie de la terre. Lors de l’étape université, préférée à une « prépa », « j’ai fait le choix - mûrement réfléchi - de l’enseignement. Avec un DEA la biologie cellulaire, j’ai été tenté par la recherche. Mais je craignais d’être restreint, de devenir le spécialiste de tel problème bio cellulaire très précis… J’avais envie d’être auprès des lycéens ». Ce penchant pour la transmission du savoir dans le cadre de l’enseignement public n’a en fait rien d’anodin : « je suis d’un milieu modeste (un père employé de commerce, une mère au foyer). On a toujours crû en l’école pour s’élever. » A l’évocation du quartier de son enfance, des années 1960 dans le IIIe arrondissement de Lyon, non loin de La Guillotière, un léger sourire accompagne un regard dans le vague. Mais « ma famille a quitté le quartier pour de grands ensembles tout confort de Rilleux. Je l’ai mal vécu… cette perte de vie de quartier, d’ambiance... » 

Père de deux enfants, époux d’une proviseure exerçant à Vénissieux, J.-P. Batailler habite l’agglomération lyonnaise. Il l’avait quittée une première fois à la sortie des études pour 2 ans de coopération militaire au Maroc comme enseignant dans un lycée militaire. Puis pour Dijon, la trentaine bien entamée, afin de devenir proviseur adjoint dans un lycée technologique, « équivalent de Mimard à Saint-Etienne ». C’est ensuite une période de principal qui s’ouvre dans différents collèges de la métropole lyonnaise, terminant par Vaux-en-Velin. « J’aurais pu aller ailleurs mais j’ai assez râlé sur le fait de ne pas affecter des gens d’expérience dans les établissements difficiles, pour ne pas m’appliquer le principe. » La suite est logique : J.-P. Batailler devient proviseur, commençant par Charlieu, enchaînant les affectations : Ain, Haute-Savoie.... Puis vient l’opportunité de devenir inspecteur. « Autant l’idée de chef d’établissement était nette, autant là, c’était plus du “pourquoi pas ?“. J’avais en fait envie d’un autre regard », se souvient J.-P. Batailler, qui croit que « le cadre fixé par la République » n’empêche pas la « créativité » de l’enseignant.

Avant de devenir directeur académique adjoint en Isère de 2007 à 2010, l’inspecteur exerça en partie dans la Loire, « choisie » pour son nouveau poste en raison de ses caractéristiques particulières, dit-il : ses « contrastes », à la fois urbaine et rurale, sa « mixité sociale »... « Quel que soient ses difficultés, ce département reste riche, créatif. » A commencer par l’éducation : la « diversité » d’établissements en taille, en genre et les relations , estime-t-il, comprises et respectueuses entre secondaire et enseignement supérieur, entre enseignement et collectivités. « Oui je sais, il y aura des tensions, notamment par rapport aux fermetures de classes. Mais je suis convaincu du regard bienveillant que tout le monde porte vis-à-vis de l’éducation ici. »

Xavier Alix



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