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Jean Mercier condamné à un an de prison avec sursis

Loire le 27 octobre 2015 - Denis Meynard - Société - article lu 185 fois

Jean Mercier condamné à un an de prison avec sursis
Denis Meynard - Le texte sur la fin de vie adopté le 6 juin par l'Assemblée nationale ne satisfait pas l'ADMD.

L'avocat de l'octogénaire a aussitôt annoncé que son client faisait appel de la décision du tribunal correctionnel de Saint-Etienne.

Un mois après son procès qui s’est tenu le 22 septembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, en présence de membres de son comité de soutien et de représentants de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean Mercier a été condamné mardi à un an de prison avec sursis. L’octogénaire a été reconnu coupable de « non assistance à personne en danger » pour avoir aidé sa femme malade et dépressive, à mourir en 2011.

Le 22 septembre, le parquet avait requis une peine minimum de trois ans de prison avec sursis à l'encontre de cet ex-Stéphanois de 87 ans.

« C'est une décision aberrante », s'est exclamé son avocat Me Mickaël Boulay, juste après avoir joint au téléphone son client résidant dans l'Hérault. Selon l'avocat, « le tribunal a créé artificiellement le délit de suicide assisté, qui n'existe pas, sous l'appellation de non assistance à personne en danger ». Les juges ont estimé que l’on est dans un cadre de suicide assisté de quelqu’un en situation de fragilité. Ils n’ont pas tenu-compte des témoignages et des démarches engagées montrant que Mme Mercier voulait en finir », a-t-il dit. Il a aussitôt indiqué qu'il allait faire appel de cette condamnation.

Jean Mercier avait indiqué avant l'audience qu'il n'avait « pas de regrets », tout en réclamant une loi digne de ce nom sur la fin de vie. Son épouse Josanne, 83 ans, souffrait de douleurs chroniques dues à l'arthrose depuis trois ans. Elle était également dépressive depuis 30 ans et avait fait plusieurs tentatives de suicide. Jusqu'au 10 novembre 2011, jour où son mari accepta de l'aider à décapsuler une quantité importante de médicaments et de lui apporter un verre d'eau, pour qu'elle les avale. Il avait attendu qu'elle décède pour appeler un médecin.

Denis Meynard



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