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Jean-Marie Le Pen est venu à Saint-Etienne lancer la campagne des Européennes

Loire le 27 avril 2014 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 1196 fois

L'appel à protester samedi après-midi contre la venue de Jean-Marie Le Pen a été largement suivi.

De la Bourse du travail, le cortège de 650 à 800 manifestants s’est ébranlé. Il était précédé de plusieurs banderoles indiquant « Extrême-droite assassins, ni oubli, ni pardon » ou « Le Pen dégage » encadrant une caricature du président fondateur du Front national sous la forme d’un cochon. Des drapeaux de la CGT, de la FSU et du Parti communiste étaient portés par certains des participants. La manifestation s’est ensuite dispersée, des œufs remplis de peinture étant projetés sur la façade de l’immeuble du Grand Cercle qualifiée par les militants antifas d’ « institution coutumière des réceptions luxueuses de la bourgeoisie locale ». Dimanche après-midi, il restait une cinquantaine de manifestants rangés derrière des banderoles. Regroupés près de la fontaine de la place de l’hôtel de ville, et tenus à distance par des barrières de sécurité et des CRS (une douzaine de véhicules stationnaient place Dorian), ils clamaient des slogans hostiles au leader frontiste qui était à l’intérieur du bâtiment.

Interrogé par la presse sur sa réaction, Jean-Marie Le Pen a déclaré : « je ne consteste pas qu’un certain nombre de personnes ne m’aiment pas, qu’ils manifestent c’est leur droit et peut-être leur devoir. Et je les remercie car ils attirent l’attention sur ma venue qui aurait été plus discrète autrement. Mais cela n’autorise pas les dégradations. C’est du harcèlement démocratique. »

La révolution démographique

Le déplacement de Jean-Marie Le Pen à Saint-Etienne s’inscrit dans la campagne des élections européennes qui auront lieu le dimanche 25 mai en France. La tête de liste frontiste dans la circonscription Sud-Est compte parmi ses colistiers la secrétaire départementale du FN, Sophie Robert à la 8e place, et Charles Perrot, membre du bureau politique du FN, à la 17e place.

Face à la presse, il a présenté les grands axes de sa campagne dénonçant « les résultats catastrophiques de l’Union européenne ». Au rang de ses récriminations figurent toujours « la perte de souveraineté française. 80 % des lois qui sont votées sont d’origine européenne ». Jean-Marie Le Pen a souligné « le grand phénomène du XXe siècle : la révolution démographique. En un demi siècle la population mondiale est passée de 1 à 7 milliards de personnes. Les Européens sont 700 millions et le taux de fécondité est de 1,4 enfant par femme pour les Européens, en moyenne, il est de 3,1 dans les pays du Levant, de 5,7 dans les pays africains. C’est-à-dire qu’à côté 700 millions de gens qui ont 45 ans de moyenne d’âge et de l’autre côté 7 ou 8 milliards on ne sait pas exactement, qui ont entre 19 et 21 ans alors qu’il devrait être de 2,1 pour que le renouvellement soit assuré. »

Le leader frontiste a jugé que « face à l’espace de pauvreté et de misère qui ne cesse de s’élargir dans le monde, les gens tentent de fuir et on ne peut pas leur en vouloir. C’est pourquoi je pense que nous n’avons vu que le début du commencement de l’immigration sauvage. Il faut que celle-ci cesse, et même la légale. »

Sur ses objectifs électoraux, Jean-Marie Le Pen a fait référence aux sondages qui place le FN devant le Parti socialiste. « Je pense que l’UMP ne sera pas en tête. Le grand danger de cette élection pour tous les candidats, c’est l’abstention. » Après cette rencontre avec la presse, il devait ensuite tenir un meeting réservé aux sympathisants présentant leur invitation.

Mathieu Ozanam



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