Fermer la publicité

La CCI Loire Nord déjà en phase avec sa nouvelle feuille de route 

le 18 septembre 2015 - Aline Vincent - article lu 166 fois

La CCI Loire Nord déjà en phase avec sa nouvelle feuille de route 
Aline Vincent - La nouvelle organisation est lancée

Dans le cadre de la loi de Finances 2016, Matignon a fixé de réduire d'un tiers les ressources fiscales des CCI d'ici 2017. Seule bonne nouvelle, l'année 2016 sera exempte de prélèvements exceptionnels sur les fonds de roulement contrairement à 2014 et 2015. Le président de la CCI Loire Nord, Jean-Bernard Devernois fait le point.

Lors de la cérémonie des vœux pour 2015, vous avez dénoncé la ponction des CCI les plus rentables par l'Etat. Elle passait pour celle de Loire Nord par un chèque d'1,37 M€ à signer le 15 mars.

Depuis, nous appliquons la feuille de route après avoir consenti en effet de gros efforts. Ces mesures sont prises pour conduire les CCI à diminuer leurs frais (- 38 % réalisés à Roanne, Ndlr). C'est ce que vise le rapprochement entre les trois chambres de Roanne, Saint-Etienne et Lyon voté à une large majorité en juillet. J'ai toutefois demandé une contrepartie pour celle de Roanne, à savoir de ne pas lui imposer de nouvelles contraintes que celles déjà subies. Tout le monde en effet n'a pas réalisé les mêmes efforts pour s'adapter à cette nouvelle donne.

La fusion des chambres, réponse aussi au nouveau schéma des collectivités territoriales, sera officialisée au 1er janvier. Comment va se traduire concrètement la nouvelle organisation ?

Dans les faits, nous avons déjà commencé à nous adapter. La CCI métropolitaine devant permettre de réaliser des économies, le principe repose sur la mutualisation des frais généraux. C'est le cas par exemple du non remplacement de certains postes.

Celui de directeur général qu'occupe aujourd'hui Michel Derinck sera-t-il pourvu à son départ ?

Non, le poste ne sera pas pourvu en tant que tel. Une nouvelle organisation sera mise en place pour assurer certaines de ses fonctions en coordination avec la chambre métropolitaine. La création de ce nouvel espace administratif présente selon moi plusieurs avantages. Il s'agit d'un territoire pertinent au plan de sa taille pour mener les grands projets structurants comme la LGV ou Saint-Exupéry. Le territoire reste à taille humaine et les ressortissants ne seront globalement pas éloignés de plus d'une heure d'une des chambres.

Concernant maintenant la situation économique du Roannais cette rentrée, les syndicats, notamment la CGT, disent s'attendre encore à des pertes d'emplois importantes. Qu'en pensez-vous ?

Il est sûr que toute activité encore liée au coût du travail et concurrencée par la main d'œuvre étrangère reste en danger. Le salut ne viendra que de la production de plus-value ne dépendant pas de ces critères. Un important mouvement de mutation a été entrepris dans le Roannais en direction du tertiaire. L'activité s'est énormément diversifiée, ce qui a commencé à rééquilibrer le tissu économique. Mais la mutation d'un passé industriel aussi ancien prend du temps. Ces évolutions ont déjà porté leurs fruits, même si, à ce jour, les nouveaux emplois ne sont pas encore suffisants pour compenser les pertes subies. Ce n'est d'ailleurs pas propre à Roanne. Le mouvement entrepris se poursuit. Si on veut rester positif, notons que de nombreuses petites structures se développent progressivement, et ajoutées les une aux autres, elles créent les emplois d'avenir. Quant au taux de chômage, s'il reste important, il se situe plutôt en dessous de la moyenne nationale. Je résumerai l'avenir de l'économie roannaise par 3 critères : diversification, rééquilibrage et amélioration de la valeur ajoutée.


Propos recueillis par Aline Vincent

Les syndicats craignent pour la disparition d'emplois

L'union locale des syndicats CGT du canton de Roanne déclare s'attendre a une poursuite des pertes d'emplois significatives dans un avenir proche. Parmi les entreprises qui risquent de voir leurs emplois disparaître figurent à court terme le fabricant de scies à ruban Magicut Ultra Tools (ex Démurger) qui revient le 14 octobre devant le tribunal de commerce ou encore le fabricant de canapés et de lits du groupe Cauval et sa filiale du Coteau. Des industries de production effectivement fortement concurrencées par la main d'oeuvre à bas prix.

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide