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Jardins de Cocagne, acteur de la filière bio roannaise

Loire le 17 juillet 2015 - Aline Vincent - Économie - article lu 226 fois

Jardins de Cocagne, acteur de la filière bio roannaise
Aline Vincent - Un manque de surfaces bio exploitables dans le Roannais

L'association « Les Jardins de Cocagne » à Mably est reconnue d'intérêt général pour l'insertion. En difficulté financière récurrente, le déploiement de l'activité de maraîchage bio pour répondre aux besoins de la restauration collective locale est cependant bloqué par son statut.

Le secteur du bio gagne du terrain. De crises sanitaires en prises de conscience concernant les problèmes de santé et de protection de la planète, il fait son chemin, lentement, mais sûrement. Laure Déroche, alors qu'elle était maire de Roanne, avait initié une politique d'approvisionnement de certaines cantines scolaires en bio à hauteur d'au moins 30 %, tout en privilégiant les circuits courts.

Si le nombre de producteurs roannais augmente, il reste encore insuffisant pour répondre aux besoins d'une collectivité locale. Parallèlement, les Jardins de Cocagne, qui ont fait du bio une activité au service de l'insertion, sont en situation de déficit récurrent même si le nombre des adhérents/clients est en progression. L'association est actuellement en redressement judiciaire. Pourquoi alors ne pas mettre en corrélation besoins et moyens locaux, en favorisant ce type d'association ? « Nous ne sommes pas en mesure de fournir les collectivités pour plusieurs raisons témoigne Alain Mazzoleni, directeur des Jardins de Cocagne.

Un profil de structure inadapté et un manque de surfaces bio disponibles

« L'association est reconnue d'intérêt général par rapport à l'insertion. Notre statut ne nous permet pas de répondre à des offres de marchés publics. Nous sommes « Atelier chantier d'insertion » et non « entreprise d'insertion ». Cela veut dire que nos financements sont pour 70 % publics, la partie d'autofinancement étant limitée à 30 %. Une entreprise d'insertion, elle, s'autofinance à hauteur de 80 % et bénéficie de fonds publics pour les 20 % restants.

En tant qu' « Atelier chantier d'insertion », nous accueillons le public le plus en difficulté par rapport au marché de l'emploi. Nous fonctionnons avec 31 salariés aujourd'hui (26 heures par semaine en contrats de 6 mois renouvelables 1 fois), équivalant à environ 6 salariés d'une entreprise d'insertion. Nos rentrées de chiffre d'affaires s'appuient sur la vente hebdomadaire de paniers ou demis paniers de légumes de saison pré-commandés par nos adhérents. Quant à nos financeurs publics, il s'agit de l'Etat, la Région, le Département et le Roannais Agglomération. Nous ne sommes pas organisés pour répondre à des marchés publics. Pour cela, il faudrait une volonté politique de la ville, la sous-préfecture, la Chambre d'agriculture... et disposer de nouvelles surfaces maraîchères bio disponibles, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Aline Vincent



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