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Jacqueline de Romilly : « Ce que je crois »

le 30 octobre 2014 - Mathieu Ozanam - Livres - article lu 592 fois

«  Chercher des forces dans le passé n'implique point que l'on regarde en arrière – pas plus que se jeter, tête baissée, dans le changement en tant que tel n'est à mes yeux, regarder en avant. » Du Zemmour dans le texte ? Nenni ! Ils sont de Jacqueline de Romilly, tirés de Ce que je crois.

«  Chercher des forces dans le passé n’implique point que l’on regarde en arrière – pas plus que se jeter, tête baissée, dans le changement en tant que tel n’est à mes yeux, regarder en avant. » Du Zemmour dans le texte ? Nenni ! Ils sont de Jacqueline de Romilly, tirés de Ce que je crois. Un ouvrage publié de façon posthume 2 ans après son décès en 2010 chez de Fallois et qui vient de paraître en Livre de poche.

Nous sommes dans les années post Mai 68, l’helléniste est alors professeur de langue et littérature grecque à la Sorbonne. Elle porte un regard sévère sur les nouveaux principes et valeurs qui commencent à s’affirmer dans la France des années 1970. « La maîtrise de soi ? La réserve ? Il n’en faut plus. La raison ? Après le primat de l’inconscient et le règne de l’absurde, il vaut mieux n’en pas trop parler. Les vertus changent plus vite que les modes vestimentaires. » C’est peu dire que Jacqueline de Romilly ne se reconnaît pas dans cette époque. Elle explique en quoi « l’expérience grecque peut nous aider à croire, en l’an de mutation 1974 ». Il ne s’agit pas pour elle de vanter les qualités de nos ancêtres de l’Antiquité, il serait absurde d’imaginer ni un âge d’or ni un possible retour à une époque passée, mais de pouvoir lire le présent que nous vivons dans ce passé. Plus exactement encore de prendre du recul « pour mieux embrasser le présent ». Un credo qui reste d’actualité.

Mathieu Ozanam

Ce que je crois, Jacqueline de Romilly, Livre de poche, 6,10 €.



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