Fermer la publicité

Iveco Bus s'installe à Bourg-Argental

Loire le 30 janvier 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 2247 fois

Iveco Bus s'installe à Bourg-Argental

70 salariés de la société, spécialisée dans la construction d'autobus et d'autocars du groupe IvecoI, travaillent dans la commune du Pilat depuis janvier.

Le site annonéen d’Iveco Bus est sous tensions, à cause des nombreuses commandes auquel il s’est engagé à répondre sur le marché français. Auxquels se rajoutent quelques gros contrats à l’exportation. De ce fait l’entreprise est trop à l’étroit dans ses murs. Une situation qui a permis à la commune de Bourg-Argental de proposer avec succès la location d’un bâtiment industriel de 4 000 m2 appartenant à la Communauté de communes des Monts du Pilat. Il s’agit de celui laissé vacant, mi-2013, par l’entreprise américaine Pregis, sur la zone industrielle du Péroux.
Deux équipes d’Iveco bus, de chacune 35 salariés, s’y relaient depuis trois semaines pour réaliser des finitions de véhicules de transport de personnes, explique Stéphane Heyraud, maire de Bourg-Argental.

Les représentants des salariés avaient soulevé la question de l’organisation du transport entre les deux sites et des indemnités de déplacement. Pour la communauté de communes qu’il préside, cette location permet d’atténuer les charges d’amortissement du bâtiment. Cette installation, qui n’a pas nécessité d’investissements lourds dans une chaîne de montage, a un caractère provisoire. Elle doit en principe durer jusqu’à l’été, mais le premier magistrat de la commune a bon espoir que cela soit prolongé jusqu’à fin 2015.

La direction d’Iveco Bus n’est quant à elle pas en mesure de se prononcer sur le sujet. Elle souligne que le caractère artisanal de la production d’autobus, à la différence des voitures, nécessite beaucoup d’espaces. Ajoutant que ses installations d’Annonay sont arrivées à saturation, avec les 1 250 personnes en CDI et les 900 intérimaires qui y travaillent actuellement. Soit un ratio d’environ un véhicule par an et par salarié pour cette unité industrielle qui en produit annuellement 2 500. Le besoin d’augmenter la cadence de production a conduit l’entreprise à faire appel à des ouvriers qualifiés de ses sites espagnols et italiens et belges, pour rattraper le retard pris. Plutôt de d’augmenter le volume d’intérimaires.

Denis Meynard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide