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Isère : un marché immobilier partagé entre stabilité et baisse des volumes de ventes

Isère le 15 mars 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 1586 fois

Isère : un marché immobilier partagé entre stabilité et baisse des volumes de ventes
DR - David Ambrosiano, prés. de la chambre de notaires de l'Isère

Alors que les tendances de l'immobilier en France (hors Ile-de-France) sont à la baisse, le marché isérois reste globalement stable dans toutes ses composantes l'an dernier. C'est ce que ressort de l'observatoire de l'immobilier présenté début mars à la chambre des notaires de l'Isère.

Une quasi-stabilité des prix tant dans l’ancien que dans le neuf en passant par le foncier. 2014 s’est voulu une année d’attentisme dans l’immobilier sur le département. Selon l’observatoire de l’immobilier des notaires présenté à la chambre des notaires de l’Isère le 5 mars dernier, les prix des appartements dans l’ancien enregistrent une baisse de 1,2 % (2 130 €/m² en 2014 contre 2 160 €/m² en 2013) tandis qu’il progresse de 1 % pour les maisons anciennes sur le territoire (207 000 €). Mais si les prix restent globalement stables par rapport à 2013, les marchés se comportent différemment suivant les zones géographiques avec des disparités importantes suivant les communes.

Le Nord-Isère et la Bièvre toujours attrayante

Ainsi le prix des appartements anciens chute de 13 % sur la Tour-du-Pin (1 290 €/m² contre 1 480 €/m² en 2013) tandis qu’à Bourgoin-Jallieu il augmente de 1,4 % (1 760 €/m² contre 1 740 €/m² en 2013) « Le Nord-Isère concentre 31 % des ventes de maisons anciennes avec un prix de vente médian s’établissant à 195 500 € en hausse de 2,9 % tandis que les surfaces habitables tendent à se réduire passant de 112 m² en 2013 à 105 m². Même constat pour les terrains à bâtir qui voit leur surface diminuer fortement passant de 950 m² à 850 m² l’an dernier en moyenne », indique Me Édouard Malatray, notaire. Quant au secteur de la Bièvre, celui-ci reste le plus accessible avec un prix médian au m² de 1 370 €.

Le Grésivaudan : une chute des volumes de vente

Comme à l'accoutumée, le marché immobilier sur le Grésivaudan demeure l’un des plus onéreux du département. « C’est un marché de résidences principales ou le prix médian dans les appartements anciens s’établit à 2 460 €/m² en hausse de 1 % principalement tiré par les communes de Meylan et de La Tronche. Le volume des ventes ont chuté de 11 % avec des disparités importantes : Meylan voit ses prix dans les appartements anciens progressés de 6 % tandis que Villard-Bonnot enregistre une baisse de 10,5 % », confie Me Marc Dubois, notaire. Les écarts entre la rive gauche (Le Versoud, Tencin…) et la rive droite (Meylan, Crolles, Bernin, etc.) demeurent importants variant de plus de 1 000 € d’une rive à l’autre notamment dans le neuf. Les produits les plus vendus restent les T3 et les T4, une tendance que l’on retrouve sur l’ensemble du département. Du côté des maisons individuelles, le volume des ventes sur ce secteur est en chute libre de 20 % avec des écarts significatifs puisque Meylan voit ses ventes de maisons individuelles progresser de 25 % avec une hausse des prix de 14 % entre 2012 et 2014 tandis que Crolles enregistre une baisse de 30 % de son volume de ventes comme de prix (-10 % entre 2012 et 2014.)

Massif de l’Oisans/Sud-Dauphiné : un marché à part

L’immobilier de montagne s’avère à part. « L’ensemble des grands domaines skiables voit leurs prix augmenter sensiblement au point d’être les plus chers du département », souligne Me Franck Vancleemput, notaire. Ainsi, Huez compte le prix médian le plus élevé pour les appartements anciens de l’Isère à 3 780 €/ m² (+1,3 %) suivi par Mont-de-Lans (2 940 €/m² en baisse de 4,5 %) et de Venosc (2 740 €/m² en hausse de 0,4 %.) « A l’Alpes-d’Huez, le prix médian des appartements anciens au m² atteint même les 4 800 € ! », affirme Me Franck Vancleemput. Et pour cause ! Les prix étant tirés par une clientèle russe, chinoise et britannique. « Autre phénomène dans ce secteur, plus les surfaces sont grandes plus les prix sont élevés contrairement à ce qui pratique en milieu urbain.»

Un marché présentant parfois des différences de prix d’une commune à l’autre, mais qui reste relativement stable par rapport à 2013. La structure du marché est inchangée, les trois pièces demeurent les biens les plus vendus avec 31 % de part de marché. Les appartements anciens représentent 45 % des ventes, les maisons individuelles 38 %, les terrains constructibles 10 % et les appartements neufs, 7 %.

Laurent Marchandiau



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