Fermer la publicité

La marche est lancée derrière Macron

Isère le 26 décembre 2016 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Politique - article lu 90 fois

La marche est lancée derrière Macron
C.T-L - Ils sont tous responsables d'un comité local du mouvement Macroniste " En Marche"

La déclaration de candidature à la présidentielle avait amplifié le mouvement. Le dernier meeting l'a encore accéléré. Les Isérois se mobilisent derrière Emmanuel Macron, et dans le mouvement « En Marche ». Explications avec les nouveaux engagés.

On trouve parmi eux des élus de gauche (le socialiste Didier Rambaud, référent départemental) comme de droite (Bernard Foray, LR et élu sur la commune de Biviers). On trouve aussi des étudiants, des retraités, des chefs d’entreprise, qui n’avaient pas ressenti jusqu’alors le besoin, l’envie, ni le devoir de s’investir en politique. Mais tous ont eu une révélation.


Ils sont aujourd’hui 2 300 adhérents en Isère (125 000 en France) « dont une centaine d’adhérents rien qu’après le meeting. C’est du jamais vu dans notre pays une telle rapidité de croissance. Les lignes ont bougé et on est loin de la bulle annoncée » explique enthousiaste Didier Rambaud.


43 comités locaux sont constitués dans le département, assez bien répartis sur l’ensemble du territoire, à l’exception du sud (Matheysine, Oisans). « La particularité de ce mouvement est qu’il part de la base. C’est du volontariat d’engagés car nous n’avons ni fédération, ni locaux, ni moyens ». Enfin presque puisque le « parti » devra respecter les règles classiques des comptes de campagne : des dépenses plafonnées à 16 M€ pour les candidats du premier tour et 22 M€ pour le second. Dans le cadre de la campagne de dons commencée au niveau national, 3,6 M€ ont déjà été rassemblés et un emprunt de 8 M€ est envisagé.

Parmi les comités locaux, on n’en compte six rien qu’à Grenoble. Excès de zèle ? « Le but est d’enrichir le programme en partageant nos idées. L’échelle d’un comité de 200 personnes n’était donc pas adaptée et nous avons fait baisser la jauge en créant six groupes. Mais nos actions sur le terrain, par exemple d’incitation à s’inscrire sur les listes électorales, sont coordonnées », explique Marie Emelien, conductrice de travaux dans le BTP, en congé parental.


Le sentiment semble partagé par tous : ne plus vouloir « voter contre » mais s’engager par conviction aux côtés d’un candidat. Il faudra encore attendre cinq mois pour savoir si « l’effet Macron » est durable.

Caroline Thermoz-Liaudy



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide