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Irmacc, le centre de ressources pour les métiers d'art

Loire le 07 août 2015 - Daniel Brignon - Société - article lu 582 fois

Irmacc, le centre de ressources pour les métiers d'art
Christophe Mezzasoma, forgeron, passionné de transmission

L'Irmacc, une association basée à Saint-Étienne, reste mal connue, pourtant opérateur à l'échelle de la Région Rhône-Alpes pour la défense et la promotion des métiers d'art.

À l’origine constituée en 1988 sous le nom d’Institut régional pour le développement du design (IRDD), l’association avait vocation d’édition et de promotion du design, une structure support de l’école des Beaux arts et de la Ville de Saint-Étienne pour cette activité, dix ans avant la naissance de la Biennale du design. La Cité du design a pris naturellement le relais de cette compétence et dès lors l’IRDD s’est converti en Irmacc, Institut régional pour les métiers d’art et la création contemporaine. C’était en 2009. L’institut s’était déjà préparé à cette reconversion en portant le projet pour le compte de la Région qui en avait pris la compétence dans les années 2000, à savoir de « Sauvegarde et transmission des métiers d’art et des savoir-faire exceptionnels ».

L’Irmacc, que préside depuis deux ans Christophe Mezzasoma, cultive quatre activités : formation professionnelle, accompagnement des professionnels pour la sauvegarde des métiers, sensibilisation du public et prestations d’expertise.

Depuis treize ans l’Irmacc, organisme de formation agréé, forme des professionnels dans les 217 métiers d’art potentiels identifiés. Les sessions annuelles accueillent une douzaine de stagiaires en formation pour 1 300 heures à l’atelier d’un professionnel et 300 heures à l’Irmacc, où sont délivrés des modules en photographie, infographie, dessin, design et commercialisation spécifique aux métiers d’art. Si elles ne sont pas sanctionnées par un diplôme, ces formations le sont par le succès de l’insertion des stagiaires : 84 % de réussite, assure Christophe Mezzasoma.

La structure est financée par la Région Rhône-Alpes mais également l’État, via la Direccte, qui appuie spécifiquement les actions d’accompagnement des artisans de métiers d’art. Elles se traduisent depuis un an et demi par des sessions de « formaction », que la structure envisage de développer avec le recrutement d’un professionnel de terrain, pour visiter les ateliers et « aider les professionnels à monter en compétence ». Avec un deuxième recrutement prévu en webmastering, l’Irmacc devrait totaliser à terme six salariés avec les quatre actuels, en administratif, coordination pédagogique, infographie et communication.

La communication ou sensibilisation du grand public est en effet l’une des missions de l’Irmacc, qui est présent sur des salons et manifestions, associé à la Biennale du design, etc.

Pour réunir 230 000 € de son budget annuel, l’Irmacc assure aussi en prestation des missions d’expertise auprès des collectivités. Citons l’évaluation du Contrat de projet métier d’art de la Région Limousin, l’accompagnement de l’Académie des arts du Maroc, et d’autres prestations dans la région : préfiguration de pépinières des métiers d’art en Ardèche et à Saint-Étienne, d’un pôle textile dans la Loire (mutualisation d’ateliers et compétences).

« La demande est extrêmement forte aujourd’hui sur tous les domaines de compétence de l’association », conclut Christophe Mezzasoma, qui ne cherche pas à se substituer à la Chambre de métier, insiste-t-il, mais intervenir complémentairement à l’appui de ce secteur d’activité en demande. 3 800 professionnels des métiers d’art sont recensés en Rhône-Alpes, un nombre qui sera porté à 5 000 avec l’intégration de l’Auvergne.

Daniel Brignon



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