Fermer la publicité

Irma, toute une histoire

Loire le 17 juillet 2014 - Olivier Trojani - Culture - article lu 368 fois

Irma, toute une histoire
(D.R.)

Après une enfance passée à Douala, au Cameroun, Irma arrive en France en 2003, à 15 ans, et poursuit ses études pour finir par être diplômée de l’ESCP Europe en 2013.

Un parcours qui semblait tout tracé.
Cependant, à 19 ans, elle se filme avec sa guitare en reprenant le titre Au suivant de Jacques Brel. Cette vidéo était à l’origine destinée à une de ses amies, mais étant trop lourde pour être envoyé, Irma décide de la poster sur YouTube. Résultat, elle est partagée, Irma a des retours, se prend au jeu, met en ligne de nouvelles reprises, puis ses propres compositions et se retrouve sur la page d’ouverture du fameux site web dans 25 pays. Les producteurs commencent à s’affoler et à la contacter. Ce sera My Major Compagny qui réussira à la séduire avec leur concept communautaire et de financement participatif. Elle établira d’ailleurs un record chez eux en obtenant son financement de 70 000 € en près de 48 h grâce aux 416 internautes qui ont eu du flair.

Elle a maintenant de quoi financer son premier album et s’envole pour New York afin d’enregistrer avec le producteur Henry Hirsch (qui a notamment travaillé avec Lenny Kravitz). Mais, Irma n’est pas satisfaite du résultat qu’elle trouve trop produit. Elle prend alors la décision de tout réenregistrer, à Paris. Letter to the Lord atterrit dans les bacs en février 2011. L’album est emmené par les singles Watching Crap on TV et I know. L’album fonctionne très bien, devient disque de platine, aidé notamment par une publicité pour un grand navigateur web qui utilise le titre I know.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Mus0XbaGx0M&index=2&list=PL97561E8BC9797CE1[/youtube]
Pour composer son second opus, Irma ressent le besoin de s’éloigner et repart pour New York où elle s’installe dans un petit studio de l’East Village afin de commencer à écrire. Elle entame ce processus en achetant une caméra, puis part arpenter les rues en filmant ce qui l’inspire. Ce sera principalement des gens, des inconnus qui ont une histoire. Elle les écoute, leur parle, les filme… Elle regarde le résultat chaque soir, s’en inspire et écrit en compagnie de sa guitare.  Il en ressort une sélection de treize chansons, qui sont autant d’histoires.

Irma passe à l’enregistrement où elle gère tout : les instruments, les rythmiques, la programmation… Au final, elle sort un deuxième opus, Faces, aux intonations pop, folk, soul, funk…. Elle nous offre un univers tout en douceur, chauffé à la lueur d’un rayon de soleil. Les morceaux sont directs, sans fioritures inutiles. Ils arborent des rythmiques marqués, qui vont jusqu’au funk dans le morceau Trouble Maker, des lignes de guitare folk qui peuvent s’électrifier comme dans Catch the Wind, des arrangements de cuivres ou de cordes (violon…) de temps à autre à l’image du titre Save Me, des mélodies efficaces et facilement mémorisable… Puis, il y a la voix d’Irma, maîtrisée, douce, parfois très légèrement éraillée qui dégage un certain charme et envoute son auditoire.

Olivier Trojani

Chapiteau Bô Mélange à Saint-Etienne ; www.ntbeaulieu.fr, http://irmaofficial.com.
Jeu. 24 juillet à 20 h 30, 18 €.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide