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André Mounier : « Mon mandat à la CCI est prolongé d'un an »

Loire le 21 janvier 2015 - Denis MEYNARD - Économie - article lu 1213 fois

André Mounier : « Mon mandat à la CCI est prolongé d'un an »
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Le président de la CCIT de Saint-Etienne/Montbrison annonce qu'il démissionnera le mois prochain de la présidence du CFA Les Mouliniers, dont les consulaires quitteront la gouvernance.

Êtes-vous en train d’effectuer votre dernière année de mandat consulaire ?

Non, car les élections consulaires seront reportées d’un an, en octobre ou novembre 2016, pour être en cohérence avec celles organisées dans les régions dont la carte vient d’être redessinée. Et il n’y aura certainement qu’une chambre consulaire Rhône-Alpes/Auvergne. André Marcon, le président de CCI France, me l’a confirmé. Je me prépare à siéger une année de plus, au sein de la future chambre métropolitaine qui réunira, à minima, Lyon, Saint-Etienne et Roanne. Car pour le moment, le Nord-Isère et Villefranche-sur-Saône ne semble pas intéressés pour nous rejoindre. Bien que dans les cartons du gouvernement et de CCI France, figure un projet qui prévoit un minimum de 10 000 ressortissants par chambre et au maximum une par département.

Dans quel contexte va naître la nouvelle chambre métropolitaine au 1er janvier 2016 ?

Lors de la cérémonie des vœux organisée le 27 janvier à Métrotech, je présenterai les nouveaux métiers des chambres tels qu’ils ont été validés, en décembre, par l’Assemblée générale de CCI France. On parle désormais de clients et non plus de ressortissants, et pas de services rendus mais de produits marchands que l’on propose pour faire rentrer de nouvelles recettes. Car sur plusieurs exercices nos recettes fiscales auront reculé de 37 %. A Saint-Etienne, elles tomberont à 5,2 M€ en 2017 contre 8,3 M€ en 2011. Il va donc falloir continuer à réduire la voilure, supprimer des services et sans doute lancer un nouveau PSE.

Vous envisagez un nouveau PSE, après celui de l’ESC ?

Oui car il faut que nous réduisions encore de 1 M€ nos coûts de fonctionnement. Je viens en effet de signer les lettres de licenciement d’une quinzaine d’anciens salariés de l’ESC, dont la reprise par EM Lyon nous donne satisfaction. L’Ecole de commerce et de la relation client de CCI Formation, qui propose des formations en bac +2 et bac +3 fonctionne bien, elle-aussi.

Qu’en est-il des autres établissements de la CCIT ?

Le Banc d’épreuve, qui vient de recevoir une nouvelle certification, se développe à l’international, au-delà de l’Europe. Concernant l’aéroport, désormais géré par un Syndicat mixte dans lequel nous avons 22 % des parts, son président Bernard Bonne a fait des déclarations un peu hâtives et embêtantes pour le futur gestionnaire de cet équipement, à qui on laisse entendre qu’il pourrait fermer après 2016. Nos partenaires sont au courant de la nécessité d’une réfection de la piste, car la dernière remonte à 2002. La chambre a tenu un bureau extraordinaire sur l’aéroport pour désigner un élu chargé de veiller au respect des engagements pris par ceux qui voudraient rouvrir des négociations. Alors que nous nous sommes mis d’accord sur un prix de l’immobilier de 6,5 M€, dont 4 M€ versés comptant, le reste sur 20 ans. Sinon, on pourrait sortir du syndicat mixte auquel nous apportons 600 000 à 700 000 € par an en participant au financement du déficit d’exploitation.

Quelle initiative allez-vous prendre pour le CFA Les Mouliniers ?

Tout d’abord, on ne peut que se réjouir que l’année scolaire en cours sera assurée. Je vais convoquer une assemblée générale mi-février au cours de laquelle je démissionnerai de la présidence et il y aura l’élection d’un nouveau président parmi des personnalités qualifiées. Avec la sortie prévue de la procédure collective, l’association reprendra la gestion. Dans la nouvelle organisation, les consulaires seront au conseil d’administration, mais pas dans la gouvernance confiée au bureau, qui associera les salariés. On n’interviendra plus dans les actes de gestion.

Que pensez-vous de l’offre de Saint-Etienne Métropole de reprendre l’immobilier ?

Je suis en train de leur écrire aujourd’hui même pour dire que je ne le souhaite pas, ce n’est plus nécessaire. La Chambre de métiers et nous-même sommes favorables à ce que le CFA reste propriétaire de son actif immobilier, dont les deux chambres territoriales détiennent 10 % chacune, le reste appartenant en propre à l’association gestionnaire.

Comment vivez-vous votre dernière année en tant que dernier président de la CCI de Saint-Etienne ?

J’observe tout d’abord que je serai le président resté le plus longtemps à la tête de cette institution depuis 1833, alors qu’au début de mon mandat certains ne me donnaient que quelques mois. Je me dis parfois que je suis devenu trop PDG, surtout après le départ de Patrick Schaeffer, le directeur du développement économique et celui de Louis Colerat, mon directeur de cabinet disparu depuis près d’un an. J’ai peut-être une nature trop excessive, comme un vrai patron qui veut être au courant de tout. Mais si c’était à refaire, je recommencerais de la même manière !

Propos recueillis par Denis Meynard



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